La quatrième forme de SatanAlors que sa compagne s'apprête à accoucher, Van In se voit confié une enquête de meurtre qui l'entraîne dans les milieux satanistes... et adjoindre une journaliste pour son plus grand plaisir, bien sûr. Mais les apparences sont parfois bien trompeuses.

Bien. Que dire. Que je ne recommencerai pas ? Oui, c'est une bonne entrée en matière. Pieter Aspe, c'est comme Michèle Barrière, faut que j'arrête de vouloir poursuivre ou retenter parce que bon, ça doit bien ne pas être si mauvais que ça...

Alors non, ce n'est pas "si mauvais que ça". On suit un personnage particulier, on s'intéresse à sa vie perso, à celle de son collègue Guido Versavel, on se balade dans Bruges, on déniche des meurtriers... Mais le problème, c'est que c'est un peu toujours le même topo : Van In devrait être prévenu et sur ses gardes, on cherchera forcément à le faire tomber. A chaque épisode, c'est la même chose !

A cette "prévisibilité" de l'intrigue, s'ajoute un style que je trouve assez lourd au final. Est-ce lié à la traduction ou est-ce le style original de Aspe ? Difficile de le dire puisque je ne lis pas le flamand, mais les détails multiples, les dialogues plaqués des personnages sur leurs histoires privées m'ont fait soupirer plus d'une fois.

Du coup, c'est décidé, si je veux "retourner à Bruges", je m'y rendrai en personne plutôt que d'y suivre un flic finalement pas si finaud que ça !

destination PAL
Une lecture qui s'inscrit dans le cadre du Challenge Destination PAL de Lili Galipette !

Texte © Miss Alfie 2016.
Couverture : La quatrième forme de Satan, Pieter Aspe, traduit par Michèle Deghilage et Emmanuèle Sandron, éditions Livre de poche, 2011, 320 pages.