lumière morteDepuis qu'il a pris sa retraite, Harry Bosch a une licence de privé. Grâce à elle, il accepte de rouvrir une enquête non élucidée à la demande d'un de ses anciens collègues gravement blessé en service. Mais le meurtre initial apparaît bien vite relié à une autre affaire.

En débutant la lecture de ce roman, j'ai été un peu déstabilisée. Cela faisait un bout de temps que je n'avais pas ouvert un roman de Michael Connelly, ausi ai-je pensé que j'avais oublié le style. Mais non. C'était bien une nouveauté par rapport aux précédents romans mettant en scène Harry Bosch : voilà que Lumière morte donne la parole à Bosch. Et oui, si vous avez du mal avec les polars écrits à la première personne, ne commencez surtout pas votre découverte de cet auteur avec ce roman ! Ceci dit, passée la première surprise, je me suis assez vite coulée dans l'ambiance, appréciant d'ailleurs de suivre Bosch au plus près.

Côté intrigue, Connelly mixe plusieurs enquêtes (trois pour tout dire) qui vont finalement s'imbriquer peu à peu dans le grand puzzle que constitue chacun de ses livres. On retrouve certains personnages, comme les anciens coéquipiers de Bosch ou son ex-épouse, mais, étant donné le parti-pris narratif, c'est bien sur Bosch que le lecteur est amené à se focaliser.

Si Lumière morte n'a pas le pouvoir d'un Poète, son intrigue bien ficelée aux ramifications à première vue complexe en fait un polar de bonne qualité et confirme le talent de Michael Connelly !

Texte © Miss Alfie 2016.
Couverture : Lumière morte, Michael Connelly, traduit de l'anglais (USA) par Robert Pépin, Éditions Points, 2012, 408 pages.