Opération Sweet tooth

Après des études de mathématiques, Serena est engagée au MI5. Passionnée de littérature, elle est chargée de recruter un écrivain qui servira les intérêts du gouvernements. Entre guerre froide et conflit irlandais, elle découvre l'amour... Jusqu'à la chute.

J'avoue que je reste très mitigée après cette lecture. Pourtant, je le sais : les histoires d'espionnage, les doubles-jeux que doivent jouer certains personnage, tout cela ne me réussit guère et je me retrouve bien souvent larguée sans saisir l'objectif premier de la mission dont le personnage central a la charge. Et là, ça n'a pas manqué, bingo, je n'ai pas tout tout saisi à la mission de Serena avec cet écrivain...

Pourtant, l'histoire est intéressante. Sous couvert de cette intrigue, Ian McEwan raconte une époque et un contexte politique. Il crée une femme fille de pasteur qui s'émancipe, découvre la libération des moeurs, aime avoir des amants et devra apprendre à manoeuvre dans une structure qui se tire la bourre avec sa cousine, le MI6... Et puis la fin... La fin est bluffante, le genre de fin qui donne envie de reprendre le livre depuis le début... Début qui d'ailleurs donne bien des clés au lecteur, qui annonce la chute, le drame qu'on attend tandis que la tension monte...

Si je n'ai pas totalement adhéré au livre, je dois reconnaître à Ian McEwan un réel talent de construction de son histoire. Il n'hésite pas à faire des mises en abîme, racontant dans son livre les histoires des livres de ses personnages... Audacieux et surtout finement achevé, Opération Sweet Tooth reste une lecture de très bonne qualité qui m'a donné envie d'aller explorer d'autres romans de cet auteur.

Texte © Miss Alfie 2016. 
Édition présentée : Opération Sweet Tooth, Ian McEwan, traduit de l'anglais par France Camus-Pichon, Éditions Gallimard, Collection Folio, 2015, 464 pages.