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Décidément on ne s'ennuie pas à la campagne et, s'il y a des ploucs, ils gagnent à être connus... Finley le prédicateur azimuté... Gimerson qui pleure ses cochons... Le shérif qu devient fou... Et l'oncle Sagamore ! Celui-là, dans son genre, il confine au génie... Ce n'est peut-être pas pour rien si tout se trame sur ses terres... De quoi faire pleurer les z'honnêtes gens... Mais allez prouver quoi que ce soit ! (Quatrième de couverture)

J'ai dû tomber sur ce livre lors des Quais du Polar 2015, à Lyon. Le titre m'a interpellé, le pitch en quatrième de couverture aussi et le libraire qui tenait le stand ne m'en a dit que du bien. Du coup, il était difficile de ne pas plonger dans cette lecture. Et le fait est que c'est complètement n'importe quoi... mais dans le bon sens du terme.

L'histoire est complètement jetée, c'est un fait. Entre la police qui essaie de prouver que l'oncle trafique de l'alcool en douce, une témoin qui disparaît et ce Finley qui attend le Déluge, on est entouré de crétins passablement déglingués qui rendent le truc parfaitement improbable mais complètement génial. L'astuce de l'histoire est qu'elle est racontée des yeux d'une enfant de sept ans qui, de fait, ne comprend pas tout ce qu'il voit. En plus, les adultes ne lui expliquent pas forcément la réalité des choses, ce qui rend les choses encore plus délicieuses pour le lecteur. Voir le père et l'oncle du gamin raconter des âneries pour éviter qu'il ne se rende compte de la réalité du trafic est vraiment drôle.

Si l'histoire atteint des niveaux rarement atteints d'improbabilité, il n'en demeure pas moins que la lecture est agréable et qu'il est difficile de ne pas y prendre de plaisir. Il n'y a pas forcément grand chose à dire de plus. Si cous aimez les histoires barrées, foncez.

Texte © Alfie's mec 2016
Couverture : Fantasia chez les ploucs, Charles Williams (trad. : Marcel Duhamel), Éditions Folio policier, 1956 (2003 chez Folio).