Les déferlantesLa Hague. La première fois qu'elle le voit, il vient d'arriver. Un nouveau ? Rapidement, elle se rend compte qu'il est connu des gens du coin. Qui est ce Lambert ? Que vient-il chercher ? Entre deux comptages d'oiseaux, celle qu'on appelle la Horsain, l'étrangère, va tenter de le comprendre.

Une fois n'est pas coutume, c'est ma mère qui a mis ce livre dans mon sac lors d'un de mes voyages, l'ayant elle-même beaucoup aimé. Habituellement, c'est plutôt moi qui ramène mes lectures marquantes, autant dire que j'avais bien envie de découvrir ce titre ! Mais j'avoue, avec le manque de temps en fin d'année dernière, j'appréhendais de me plonger dans ce pavé. Pourtant, malgré ses plus de 500 pages, Les Déferlantes est un ouvrage qui, comme son nom l'indique, a provoqué une sorte de tempête en moi !

Si l'envie de le lire était bien présente, une sorte d'appréhension pointait malgré tout après des retours de lecteurs et lectrices ayant eu du mal à accrocher à l'écriture de Claudie Gallay. Il est vrai que le style peu dérouter, très épuré qu'il est, avec un choix des mots qui semble précis, évitant ainsi l'accumulation d'adjectifs lourds et inutiles. Épurés aussi sont les dialogues, avec une narratrice peu bavarde, mais au sens de l'observation très aiguisé. Avec elle, on suit un mystère qui se met en place et va peu à peu se lever dans la brume de mer...

La mer... Sans doute l'une des raisons qui m'a tant fait aimer ce livre. La mer, un personnage à part entière, entre sa furie quand les tempêtes l'animent et son calme plat qui cache parfois de troubles courants... J'ai aimé la place que Claudie Gallay lui a donné dans cette histoire, j'ai aimé la manière dont elle l'a décrite, j'ai aimé la vie qu'elle raconte autour d'elle, du gardien de phare au compteur d'oiseaux, du restaurant du port aux maisons battues par le vent... Bref, j'ai aimé Les déferlantes parce que la mer y est omniprésente, et que, de mon coin de Franche-Comté, c'était bon d'avoir la sensation de vent dans les cheveux et de sel sur la peau.

Texte © Miss Alfie 2016. 
Édition présentée : Les déferlantes, Claudie Gallay, Éditions Actes Sud, collection Babel, 2011, 545 pages.