la marque de windfield1866. Au pensionnat de Windfield, la seule solution pour faire face à la chaleur estivale est d'aller se bayer dans un petit lac tout proche, au risque d'enfrendre le règlement. Mais quand l'un des baigneurs y trouve la mort, le petit jeu devient un secret bien gardé entre les différentes personnes présentes. L'accident en est-il vraiment un ? Trois hommes aux destins liés dans la fin du XIXe siècle...

Après avoir découvert Ken Follett avec Les piliers de la terre, il y a toujours un risque de trouver le reste de son travail plus fade. Il faut dire qu'avec sa saga médiévale, il a placé la barre très très haut ! C'est d'ailleurs ce qui m'est arrivé avec Le scandale Modigliani que j'avais trouvé au final assez décevant (mais bon, à la décharge de l'auteur, c'était son tout premier roman, on peut supposer qu'il s'est amélioré ensuite !).

Avec La marque de Windfield, on retrouve le côté saga puisque l'histoire s'étend près d'un un demi-siècle. On suit Hugh, Edward et Micky, trois personnages très différents dont les faces sombres se dévoileront au fur et à mesure du roman. Si les deux derniers sont les plus présents au début, le rapport va peu à peu s'inverser au profit de Hugh qui apparait au final comme le vrai héros de l'histoire. Autour d'eux, d'autres personnages vont évoluer, notamment Augusta, la mère d'Edward, une femmes aux dents très longues, prête à tout pour accéder à une place de choix dans la société, quitte à ce que la chute soit violente...

Car en toile de fond, c'est l'histoire financière et les début de la mondialisation que raconte Ken Follett. Edward et son cousin Hugh sont en effet les descendants des Pilaster, et héritiers de la banque du même nom. Et qui dit banque, dit spéculations et parfois mauvais choix... Les personnages les plus retords côtoient les plus sages, mais qui aura donc le dernier mot ?

Ken Follett livre ici un roman noir, avec de l'amitié et des trahisons, et offre au lecteur une saga tout aussi passionnante que les personnages qu'il met en scène. Un seul bémol : une fin un peu trop "happy end" comparé à la noirceur globale de l'histoire...

Texte © Miss Alfie 2015. 
Édition présentée : La marque de Windfield, Ken Follett, traduit de l'anglais par Jean Rosenthal, Éditions Livre de poche, 1996, 640 pages.