La colline des chagrinsUne jeune fille héritière d'une banque écossaise disparaît. Quelques jours plus tard, un cercueil semblable à ceux retrouvé à Arthur's Seat est découvert près de la propriété parentale. Rebus est persuadé qu'il y a un lien. Pendant que Shiban Clarke tente de créer un lien avec un mystérieux Quizmaster...

Après Van Inn, l'enquêteur de Pieter Aspe, que j'avais quitté sur une déception et que j'ai récemment redécouvert, voilà que j'ai décidé de refaire confiance à Ian Rankin et me suis replongée dans une enquête de John Rebus. Je n'ai, pour cela, eu que faire de la suite chronologique des romans publiés par Rankin et me suis fiée à mon instinct. Or, en juillet dernier, lors de notre visite du National Museum of Scotland, j'avais été marquée par une partie de l'exposition consacrée aux rites funéraires et présentant de très petits cercueils découverts dans la colline d'Arthur's Seat, cercueils dont Rankin se sert dans La colline des chagrins.

Peut-être est-ce le fait de me représenter la ville, de comprendre la géographie des lieux décrits par Rankin, mais j'ai dévoré ce bouquin. L'enquête en elle-même est plutôt bien menée, elle explore plusieurs univers avec beaucoup de talent, Rankin mêlant extrêmement bien Histoire et fiction. Rebus m'a largement moins agacé que la dernière fois que nous nous étions rencontrés. Peut-être est-ce moi qui comprend mieux les atermoiements qu'il peut rencontrer, les obsessions qui peuvent être les siennes, peut-être est-il arrivé au bon moment tout simplement dans mes envies de lecture... Peut-être ai-je aussi apprécié de m'intéresser aux relations qu'il entretient avec ses collègues, autre versant très important de l'histoire...

Car Rankin est loin de ne s'intéresser qu'à la disparition de la fille à papa. Il creuse les mécanismes à l'oeuvre dans une équipe, la solidarité comme les coups de vache pour arriver le premier avec la solution de l'énigme. Et fait d'Edimbourg (et de ses alentours) un personnage à part entière dans son intrigue... 

J'avais choisi Portes ouvertes comme lecture pendant notre étape à Edimbourg. Aujourd'hui, je regrette car La colline des chagrins aurait été parfaite : Histoire d'Edimbourg, visite de la ville, sociologie de ses quartiers, le tout accompagnant une excellente intrigue. Vraiment un très bon opus de Rankin !

Texte © Miss Alfie 2015. 
Édition présentée : La colline des chagrins, Ian Rankin, traduit de l'anglais (Ecosse) par Daniel Lemoine, Editions Livre de poche, Collection Policier / Thriller, 2007, 640 pages.