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George Best a été à partir du milieu des années 60 la première star du football. Il a tout gagné avec Manchester United avant d'arrêter subitement le football, à 27 ans, lassé par le milieu et beaucoup plus intéressé par les femmes et l'alcool. Il replongera pourtant avec des équipes de seconde zone pour des expériences plus ou moins navrantes.

Quand la miss m'a offrt ce livre, elle m'a dit "J'ai pensé que ça pourrait te plaire, avec le titre et le fait que ça parle de football." Oui, parce que j'adore les Beatles et aussi le football. Du coup, ça colle, t'as vu. Et puis, oui, George Best, c'est un peu une légende du football et des bistrots. J'ai également découvert par la même occasion que Vincent Duluc, journaliste à L'Equipe, s'adonnait également à l'écriture. Bon, j'avoue, je ne suis pas le plus grand supporter de Vincent Duluc, chantre du massacrage gratuit d'arbitres, de l'introduction de la vidéo et du démolissage des joueurs ou entraîneurs qui ne lui plaisent pas. Du coup, bon, j'étais un petit peu inquiet en empoignant ce livre. La morale de cette histoire, c'est que les préjugés, c'est pas bien.

L'inconvénient de la biographie romancée, c'est qu'on peut vite tomber dans l'hagiographie dégoulinante de bons sentiments et sans grand intérêt au final. Si on sent dans sa plume que Vincent Duluc ne feint pas son admiration pour George Best, il reste autant que faire se peut dans le factuel en ajoutant tout de même sa touche personnelle et en conservant un regard critique sur les agissements de la star de Manchester United. Il n'est à mon sens pas nécessaire de rentrer plus dans l'histoire, celle-ci étant déroulée assez basiquement de façon chronologique. 

Du coup, je n'ai pas grand chose de plus à dire. La plume de Vincent Duluc est très agréable à lire, le style est simple, sans fioritures inutiles. Derrière son admiration, l'auteur raconte le sommet et la chute d'une légende du football britannique. On notera également un très joli premier chapitre, tout en nostalgie et en souvenirs, très touchant et plus personnel à l'auteur qui y cherche à justifier son attachement à George Best. Raison de plus que de s'intéresser à la vie du cinquième Beatles qui aura sorti nombre de bons mots, ce qui, et ce n'est pas anodin, change des platitudes que peuvent sortir les footballeurs pros actuels. 

"En 1969, j'ai arrêté l'alcool et les femmes. Cela a été les vingt minutes les plus horribles de ma vie."

Texte © Alfie's mec, 2015.
Couverture : Le cinquième Beatles, Vincent Duluc, Éditions Stock, 2014.