au bonheur des ogresBenjamin Malaussène a une drôle de vie : "bouc émissaire" le jour au Magasin, il s'occupe le soir de ses demi-frères et demi-soeurs laissés là par une mère commune fugueuse. Tout se gâte le jour où une première bombe explose au Magasin, quelques jours de Noël. Suivie de quelques autres...

Je n'avais jamais lu Pennac. Voilà, c'est dit. Avoué. Reconnu. Certes, je connaissais de nom la saga Malaussène, mais je n'avais jamais fait la connaissance réellement de cette famille assez particulière, il faut le reconnaître. Mais attention, par particulière, n'entendez pas un euphémisme pour dire qu'elle est particulière-à éviter. Là, on est surtout sur du particulière-complètement frappée déjantée !

L'histoire est barrée, les personnages complètement loufoques, les situations extrêmement cocasses. Il n'en faut guère plus pour faire de ce roman un petit bijou d'humour décalé à lire avec beaucoup de second degré néanmoins. Oui, si vous vous attendez à une histoire un peu réaliste, passez votre chemin. Pennac propose ici une sorte de conte pour adulte, aussi farfellu et improbable que les histoires pour gamins, mais avec à peine de lubricité pour satisfaire les cerveaux évolués de nos congénères vieillissants !

Il n'y a guère plus à dire sur ce roman à la réputation amplement méritée. On sourit, on se marre même, et on en redemande... Ou pas. En tout cas, je laisserai un peu de temps avant de poursuivre ma lecture de cette série. Si j'ai passé un excellent moment avec Au bonheur des ogres, je crains de me lasser à force tant l'univers que crée Pennac est à mille lieux du réalisme nécessaire à mon petit cerveau de semi-cartésienne !

Texte © Miss Alfie 2014. 
Édition présentée : Au bonheur des ogres, Daniel Pennac, Editions Folio, 1997, 288 pages.