sous les bruyeres

Steven a douze ans. Sa vie est réglée entre l'école et la vie familiale entre sa grand-mère, sa mère (et ses amants) et son petit frère Davey. Sur son temps libre, Steven s'occupe de son potager, bricole. Et explore la lande en espérant retrouver le corps de son oncle, enlevé par un tueur en série alors qu'il avait son âge. Pour cela, et pour apaiser sa grand-mère, il est prêt à tout, y compris entrer en contact avec Arnold Avery, le meurtrier.

Encore un bouquin qui traîne dans ma PAL depuis des semaines, des mois, voire des années... Je me souviens l'avoir acheté au salon de Lyon Quais du Polar, mais comme je n'y suis pas allée cette année, cela remonte au mieux à 2013, au pire à 2012... Bref, il était temps de m'y plonger. Car le problème avec ces livres qui traînent depuis longtemps longtemps longtemps dans mes étagères, c'est que mes goûts ont parfois évolué entre le jour où je les ai acheté, et aujourd'hui ! Ainsi, il fut un temps où je faisais de l'urticaire rien qu'en entendant parler d'un livre dit "classique" et où j'adorais le glauque, alors qu'aujourd'hui...

Bref. C'est une chose de vous poser le cadre, c'en est une autre de vous parler de ce bouquin... Mais le préalable me semblait important car il vous permettra peut-être de comprendre l'avis réservé que je peux avec sur ce roman...

Sous les bruyères est pour le coup est un titre très bien choisi. La lande britannique occupe une place considérable dans ce roman et apparaît quasiment comme un personnage, quasiment une muse par moment tant elle attire et inspire Arnold Avery. Le personnage d'Avery est lui-même assez bien construit, assez pertinent. En revanche, j'avoue que je suis restée assez sceptique face au personnage de Steven... Ce gamin est sensé avoir 12 ans, mais les actes et réflexions qu'il mène m'ont semblé plus proches de ceux d'un jeune adulte... L'ensemble est au demeurant très prévisible. Certains personnages auraient pu être plus poussés, de même que la relation de Steven avec sa grand-mère, que Belinda Bauer voulait au coeur de l'histoire, mais qui ne ressort pas autant qu'on pourrait le penser...

Lecture facile, Sous les bruyères rejoint la multitude de romans noirs qui cause de pédophiles tueurs en série mais ne réussit au final pas à sortir du lot.

Texte © Miss Alfie 2014. 
Édition présentée : Sous les bruyères, Belinda Bauer, traduit de l'anglais par Carine Chichereau, Éditions 10/18, Collection Domaine policier, 2011, 304 pages.