amour et popotinPunie pour son mauvais comportement à l'internat, Victorine se retrouve à travailler comme bonne dans la maison d'une grande famille bourgeoise du Sud-Ouest de la France. Son expérience va se révéler très variée et enrichissante...

Remarque préliminaire : Le roman est publié dans la série "Lectures amoureuses" et est qualifié de "roman pornographique". Vous déduisez assez rapidement qu'il s'agit d'une lecture réservée aux adultes.

Dans ma quête de littérature érotique de qualité, j'étais ressorti de la librairie de la Musardine avec Cruelle Zélande et cet ouvrage. Esparbec est un auteur assez productif dans le style et le libraire m'avait conseillé cet ouvrage pour débuter avec le style d'Esparbec. Si Cruelle Zélande m'avait laissé un sentiment plutôt sympathique, autant Esparbec ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Je m'explique.

Il faut, je pense, distinguer trois critères pour juger un roman érotique : le style littéraire, l'érotisme en lui-même et l'histoire. Là, je vois poindre des sourires sur vos visages, l'air de dire "tu es mignon, mon garçon, mais bon, un scénario érotique, ça tient généralement sur un timbre-poste genre le plombier vient réparer la canalisation chez la jeune et jolie demoiselle prise au dépourvu et seulement vêtue d'une charmante nuisette transparente et manque de bol, elle a perdu du carnet de chèques et le plombier est obligé de sortir son gros tuyau pour se faire payer." Oui, c'est parfois le cas. Et c'est justement ce que je ne recherche pas. L'idée est justement d'avoir un histoire intéressante avec le sexe qui vient se greffer dessus, pas l'inverse. Or ici, présentement, c'est ce ce qui se passe. L'histoire n'est qu'un prétexte à un enchaînement de scènes de cul. 

C'est bien là le seul souci de ce livre. De l'auteur, je ne sais pas, peut-être me laisserais-je tenter par un autre livre pour me faire une idée plus précise. Parce qu'à côté de ça, c'est plutôt bien écrit, le style s'adaptant à la narratrice, l'héroïne de l'histoire, une jeune fille un peu rebelle. C'est par moments un peu trop "gras" mais dans l'ensemble, ça se lit sans déplaisir, ce qui m'amène au troisième point (si vous avez bien suivi), le cul. C'est plutôt bien fait mais ça rentre clairement dans la catégorie porno. Ne cherchez pas tellement de sentiments ou d'érotisme dans le truc, c'est du cul, du cul, du cul. Du coup, c'est un pur enchaînement de scènes de cul, c'est sympathique deux minutes mais tout un bouquin, c'est à peine trop. La quête continue.

Texte © Alfie's mec, 2014.
Couverture : Amour et popotin, Esparbec, Éditions La Musardine, 2006.