trainAlors qu'elle rend visite en train à sa vielle amie Miss Marple, Mrs McGillicuddy est témoin d'un meurtre dans un train qui dépasse le sien. Ayant alerté en vain les autorités, Mrs McGillicuddy se confie à son amie qui n'entend pas en rester là et fait appel à l'une de ses jeunes amies pour mener l'enquête.

Parfois, on ouvre un Agatha Christie, et rapidement on a un air de déjà vu/lu/connu. C'est la mésaventure qui m'est arrivée avec Le train de 16h50 qui m'a rapidement fait écho au film de Pascal Thomasavec André Dussolier et Catherine Frot, Le crime est notre affaire. Autant ma mémoire peut être défaillante par moment, autant elle m'a rapidement ressorti l'intrigue globalement, même si dans l'adaptation cinématographique, ce n'est pas Miss Marple qui intervient dans l'enquête mais le couple Beresford.

Globalement, si vous devez lire un seul roman d'Agatha Christie, passez votre chemin devant celui-ci. De facture classique, il m'a semblé très long à se mettre en place, et long dans sa résolution. Peut-être n'étais-je pas dans l'état d'esprit qui convenait à sa lecture, mais voilà l'une de mes rares déception avec la Reine du Crime. Peut-être avais-je besoin de quelque chose de plus original, mettant plus au centre Miss Marple. J'ai sincèrement eu l'impression que l'auteur tournait en rond, remettant en avant des scénari déjà employés moult fois par le passé.

Autant Agatha Christie a pu m'épater avec des romans aux constructions innovantes comme Le crime de l'Orient Express ou Le meurtre de Roger Ackroyd, autant il convient d'avoue que Le train de 16h50 est l'exception qui confirme la règle de cette habituellement talentueuse romancière !

Agatha_ChristieUne lecture qui s'inscrit dans le cadre du Challenge Agatha Christie organisé par George.

Texte © Miss Alfie 2014.
Édition présentée : Le train de 16h50, Agatha Christie, traduit de l'anglais par Jean Brunoy, Éditions Livre de poche, 2011, 256 pages.