oiseau tenebresAlors qu'Harry Bosh participe à un procès retentissant avec pour accusé un producteur d'Hollywood, Terry McCaleb est contacté par une ancienne collègue : un homme a été retrouvé mort, tout laisse penser à une mise en scène, mais la police piétine. Nouveau papa, McCaleb délaisse ses fonctions familiales pour jeter un oeil au dossier. Rapidement, il décide de se rapprocher d'Harry Bosch qui enquêta sur la victime quelques années auparavant.

Voilà qu'on trouve réuni deux, que dis-je, trois personnages de Michael Connelly dans le même bouquin ! Trois ? allez-vous me dire, alors que je n'en cite que deux dans mon résumé. Oui, mais trois quand même. Car en plus de Harry Bosch que je ne vous présente plus, de Terry McCaleb dont on a fait connaissance dans Créance de sang, apparaît également au générique de cette intrigue en second rôle Jack McEvoy, journaliste au coeur du Poète.

Deux histoires se mènent en parallèle. D'un côté, on suit McCaleb qui est interpellé par une ancienne collègue concernant un meurtre non élucidé. De l'autre, on accompagne Harry Bosch au tribunal lors du procès d'un réalisateur très en vue et au bras a priori assez long. Rapidement, vous vous en doutez, les deux enquêtes vont se croiser... Mais je ne vous en dirai pas plus !

Deux aspects rendent ce bouquin fort intéressant, au delà des intrigues comme d'habitude très bien menées. D'une part, tout comme avec La blonde en béton ou Verdict de Justin Peacock, L'oiseau des ténèbres permet de mieux comprendre le fonctionnement de la justice américaine, et le déroulement d'un procès (et je me rends d'ailleurs compte qu'avec le temps, j'apprévie de mieux connaître ce fonctionnement pour certaines choses très différent du nôtre). D'autre part, une partie de l'enquête va mettre en lumière le lien entre Harry Bosch et son homonyme Hieronymus Bosch. Ce versant du roman m'a particulièrement intéressé parce qu'il m'a incité à découvrir l'oeuvre de ce peintre dont j'avais effectivement déjà vu des toiles ici et là sans trop connaître son travail et ses sujets de peinture.

Encore un très bon opus de Connelly où l'on prend plaisir à ce cross over entre personnages...

Texte © Miss Alfie 2013.
Édition présentée : L'oiseau des ténèbres, Michael Connelly, traduit de l'anglais (américain) par Robert Pépin, Éditions Le livre de poche, 2011, 544 pages.