souliers satanUne femme-enfant aux souliers rouges et deux mecs : un jeune éphèbe et un ange noir. Ils vivent à trois. Tous les fantasmes sont permis ! Et, maudit manège, ils nous entraînent dans un univers fellinien, peuplé de créatures aux seins énormes, qui allaitent des adolescents perdus que la femme aux souliers rouges élève dans son antre pour les offrir aux hommes qu'elle aime.

Oh la, oh la, oh la, je préviens les âmes sensibles que la présente chronique va aborder un sujet bien trop rare sur ce site. Le cul. On en a déjà parlé ici et . Ici, c'est une histoire qui tournait autour d'une actrice porno et là, c'était un recueil de nouvelles érotiques. Du cul, du vrai, donc. Donc toi, le jeune garçon qui a moins de l'âge légal (regarde dans ton code pénal, c'est peut-être pas forcément 18 ans si tu me lis de Belgique, Suisse ou Katmandou), et bien, il va falloir songer à quitter cette page. Nan, je déconne, tu peux rester. Ce livre, je l'ai eu en même temps que La Petite Fêlée aux Allumettes. Même productrice, même lieu d'achat, même condition, je ne vous refais pas le pitch, vous n'aurez qu'à cliquer sur le lien. Notez que c'est truqué. A l'heure où je rédige cette chronique, la chronique de la Petite Fêlée aux Allumettes est également rédigée mais pas encore publiée, juste programmée. Donc on n'a pas encore le lien. Du coup, la Miss l'insérera dans cette chronique une fois que le lien existera, ce qui fait que tout ce que je vous explique là, présentement n'a en fait aucun intérêt puisque vous avez vu ce foutu lien depuis 5 minutes que vous lisez cette phrase interminable.

Quand j'ai présenté ce bouquin à Nadine Monfils pour une dédicace après La Petite Fêlée..., elle m'a regardé et m'a dit "c'est pas le même genre, ça, hein !" J'avais remarqué, COQUINE !! C'est bien pour ça que je l'ai pris, le livre, c'est que c'était un peu olé-olé mais comme c'est toi qui l'écris, j'ai envie de voir ce que ça donne. Le fait est que... comment dire... je suis sur un sentiment un peu mitigé. Je m'explique. C'est super bien écrit. Là-dessus, je n'ai vraiment aucu reproche à faire. On est dans un style diamètralement opposé aux deux polars déjanto-rigolos dont je vous ai déjà parlés. Le style est plus posé, plus calme et aussi plus onirique. Nadine Monfils crée un univers à moitié fantastico-mythologique et à moitié réel dans lequel, dans le premier chapitre, j'ai eu un peu de mal à accrocher avant de retrouver mes petits par la suite.

L'histoire est également plutôt pas mal même s'il faut aimer les relations de soumission. L'histoire est racontée à la première personne et du point de vue de l'héroïne. Elle raconte sa relation particulière avec son compagnon dont elle sait pertinemment qu'il finira par l'abandonner. Ce compagnon, sorte d'élément maléfique, la tourmente et lui fait subir différentes expériences plus ou moins spéciales. Bref, n'étant pas spécifiquement un adepte de relation maître-soumis ou de pratiques peu conventionnelles (je ne vais pas NON PLUS rentrer dans le détail de ma relation avec la Miss), je ne suis pas vraiment rentré à fond dedans (ne cherchez AUCUNE allusion sexuelle). Mais je ne peux nier que Nadine Monfils aie sur ce domaine là une plume plutôt agile.

Enfin, si vous cherchez ce livre pour les situation érotico-sexuelles, passez vite votre chemin. Pas grand chose à se mettre sous la dent (ou sous autre chose, je vous laisse libre) et le peu qu'il y a est, ce qui est assez logique étant donné le contexte global de l'histoire, assez orienté BDSM. Les plus chastes d'entre vous me demanderont ce qui signifie BDSM, je leur laisse le soin d'aller chercher sur les internets. Du coup, moi qui ne suis pas vraiment de cette famille (encore une fois, sans rentrer dans les détails, hein), du coup, ça m'a l'aissé de marbre. J'ai même eu une petite moue de dégoût quand certaines scènes étaient à peine un peu trop gores.

Du coup, l'impression globale est mitigée. Si Nadine Monfils réussit admirablement bien à créer un univers fantasmagorique, l'univers en lui-même ne m'a pas follement passionné. Le climat n'est pas d'un érotisme débordant même si quelques scènes, parfois trop crues, parviennent un peu à remonter. Du coup, c'est une semi-déception sur le livre mais une confirmation que Nadine Monfils est une plume magnifique dans plusieurs styles.

Texte © Alfie's mec 2013.
Edition présentée : Les Souliers de Satan, Nadine Monfils, Editions Vertiges, 2012.