RDVCOUVA Saint-Etienne, la vie de Michel se résume à peu de chose : nourrir son chien, regarder les matchs de foot et étrangler des vieilles dames. Un beau programme auquel il s'astreint avec Janvion, le chien en question, aussi crétin qu'agonisant. Seulement, à chaque nouveau meurtre, Michel se réveille avec un sens en moins. Dans son pavillon sordide, Michel commence à se demander si tout tourne bien rond. Sauf que, question neurones, Michel, c'est pas la Ligue des Champions.

Alors, Caryl Férey, la Miss m'en vante les qualités à longueur de journée ou presque. Caryl Férey par ci, Caryl Férey par là, ses romans sont vachement bien, oh la laaa, en plus, il est sympa, c'est tout juste s'il me reconnait pas à chaque dédicace vu que ça fait 123 fois que je le vois, viens, on va à Lyon aux Quais du Polar, il y est, allez, dis oui, dis oui, dis oui... Bon, moi, je suis gentil, je tiens au bien-être de la Miss, à son équilibre psychique. Donc on est allé aux Quais du Polar à Lyon. Et on a vu Caryl Férey. Dédicace et même photo. C'est vous dire si la Miss était contente, contente, contente. Bon, moi, j'ai jeté un coup d'oeil sur ses oeuvres et je suis tombé sur ce petit bouquin qui parle de meurtres de vieilles, ce qui est, convenons-en, une saine activité mais aussi de foot et ça, c'est pas mal non plus. Du coup, bon, voilà, j'ai pris. Et j'ai eu ma dédicace. J'étais content, content, content.

Pour votre complète information et parce que je ne sais pas bien quoi dire sur ce roman, je me permets de reproduire ici les deux petites remarques en fin de quatrième de couv. L'auteur lui-même écrit "un délire qui personnellement, m'a permis d'écrire en pleurant (de rire, face à la connerie du personnage)." et Le blog du polar.fr note qu' "on a la sensation que férey s'est vraiment bien amusé à écrire cette pochade très noire." Alors, voilà, tout est dit. En fait, c'est plus cynique que noir, hormis le dénouement d'un trash monumental. Sinon, effectivement, le personnage est con comme ses pieds quoique je pense que ses pieds soient plus futés que lui.

Bref, vous avez là une petite histoire de 80 pages environ, qui se lit vite et avec le sourire, un pur délire parfaitement maîtrisé et parfaitement drôlissime. Bien, bon, je crois que j'ai tout dit. C'est pas la chronique du siècle, ça madame, hein. J'essaierai de faire mieux la prochaine fois. Par contre, le bouquin, vous pouvez y aller, hein, c'est une tuerie. Dans tous les sens du terme.

Texte © Alfie's mec 2013.
Couverture : Raclée de Verts, Caryl Férey, Éditions Pocket, 2013