Voilà, c'est bien gentil, les chroniques brosse à reluire où l'on parle de ce que l'on a bien aimé, que tout le monde il est gentil, oh la laaaa, que c'est bien ce que vous avez écrit, monsieur. STOP ! On se croirait chez Denisot, j'ai failli dégobiller. Voilà l'ultime chronique de 2012, celle des pires lectures de l'année. Celle qu'il fallait pas venir, en fait, monsieur, non, je vous aurais prévenu, ah ben oui, là, forcément, c'est naze...

On est trois à rédiger des chroniques sur ce site. Y'en a un, il écrit pas beaucoup. Enfin, si, beaucoup, mais pas souvent. Et dans les quelques livres chroniquées, il nous a repéré la daube ultime. Si tu aimes la SF hardcore qui n'avance pas, où l'histoire tombe à l'eau alors qu'il ne se passe rien, c'est l'Espace de la Révélation qu'il te faut lire. Je t'aurai prévenu (c'est du futur antérieur, pas du conditionnel, donc pas de "s" à l'auxiliaire).

De mon côté, si vous aimez les bons thrillers, voici deux titres à fuire d'urgence : la Maison en Pain d'Epices de Carin Gerhardsen qui propose des personnages lisses et des digressions foireuses mais aussi Je ne suis pas un serial-killer de Dan Wells qui a la brillante idée débile de balancer du loup-garou dans son histoire. C'est nul, c'est naze, je jette. Aaaah et le monsieur, il a voulu lire de la littérature érotique. Bah écoutez, ça s'appelle Sexaségime et c'est complètement moisi. Sauf si tu aimes le Moyen-Âge caricatural. Mais j'en doute. Dans les lectures de fin d'année, on notera aussi le Livre Noir de la Gastronomie Française qui vaut tant pour ses fautes d'orthographe que pour ses propos dont la vacuité n'a d'égal que l'inintérêt.

Enfin, la miss propose trois bons navets. Alors, encore une fois, pour les distraits qui n'auraient pas tout suivi, cette chronique est un anti best-of. Il ne faut pas lire ces propositions. Ou alors vous ne viendrez pas vou plaindre que oui, bon, voilà, on m'a dit "va lire ça", c'est ach'ment bien !" alors qu'en fait, ça raconte l'histoire d'une petite crevette trisomique (pléonasme) dans les mers de l'aFrique australe et c'est pas bien palpitant. La miss, donc... Une fois n'est pas coutume, elle a lu du sport. Un tour en Enfer que ça s'appelle. Ca parle du dopage et du Tour de France mais ça part dans du grand n'importe quoi à tel point que ça parle de fusée dans le cul. Je note ce que la miss me dit, hein, je n'invente rien !! Au rayon polar, on a Meurtre à la Pomme d'Or, un polar historico-culinaire écrit avec les pieds, ce qui est relativement dégueulasse quand il s'agit de faire de la cuisine. Enfin, Métamorphoses nous emmène dans des circonvolutions sur l'islamisme et l'extrémisme dont on se serait bien passé à tel point que les conversations de tata Suzanne avec sa coiffeuse ou de tonton Jojo au bar du coin sont du même niveau.