le parieurAlors qu'il s'apprêtait à finir congelé dans la neige, Axel, le narrateur est sauvé in extremis par une femme qui le prend sous son aile. De Paris à la Normandie, en passant par les Etats-Unis, deux êtres vont peu à peu se dévoiler, avec en trame de fond, la mort du père d'Axel.

Je tiens tout d'abord à remercier à Libfly et la librairie Furet du nord qui m'ont permis de découvrir un troisième titre de cette rentrée littéraire. Si mes deux précédentes lectures m'avaient laissé quelque peu circonspecte, Le parieur a (enfin) réussi à retenir mon attention. Pourtant, j'avoue au départ m'être demandée où l'auteur allait nous emmener, nous promenant entre le présent et le passé d'Axel, pour finalement le mettre en scène dans un récit de sa vie à sa sauveuse. Je trouvais notamment Axel plutôt désagréable, imbu de lui-même, égocentrique, un poil antipathique donc.

Et puis peu à peu, Alexis Salatkos réussit à créer une atmosphère autour de ce roman inclassable, à la fois road-movie, roman initiatique, et même polar. Au fil des pages, le lecteur découvre en même temps que Marie-Angélique, cette sauveuse sortie de nulle part, l'histoire d'Axel, l'abandon de ses parents, la rencontre avec un réalisateur qui deviendra son modèle, jusqu'à la mort de son père dans de troubles circonstances.

Je ne vous en dévoilerai pas plus, car Le parieur mérite qu'on le découvre, qu'on se plonge dans son intrigue même si la fin paraît un peu simpliste et cousue de fils blancs, contrairement au début... En refermant Le parieur, j'avais un peu la même sensation qu'après avoir lu Intuitions... Un roman efficace, même s'il ne demeurera pas LE roman de l'année (ou alors je n'ai aucun nez... Mais avec mes allergies estivales, c'est aussi possible !).

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Texte © Miss Alfie 2012.
Édition présentée : Le parieur, Alexis Salatkos, Éditions Fayard, 2012, 272 pages.