scarlettJuliette, Martine et Bénédicte viennent de passer leur bac et ont chacune des aspirations différentes pour leur avenir. Alors que l'ombre de mai 68 plane toujours sur les facultés parisienne, Juliette est la première à oser quitter leur ville natale de Pithiviers pour monter à la capitale.

Que doit-on attendre du troisième roman que Katherine Pancol publia en 1985 ? Ceux qui ont lu sa fameuse trilogie animale vous diront sans doute : "des bons sentiments, des femmes de caractère, une intrigue très romanesque". Bon, globalement, tout y est, plus ou moins. On sent clairement que le style n'est pas aussi maîtrisé que dans les derniers romans publiés (même si certains passages un peu crus laissent entrevoir une Katherine Pancol peut-être moins romantique qu'on aurait pu l'imaginer), que l'intrigue pêche parfois par simplicité, mais ne nous mentons pas, Scarlett, si possible devrait vous faire passer un bon moment en cette période estivale.

Plus que l'intrigue, c'est le portrait d'une société en mutation dans laquelle trois jeune filles veulent trouver leur place qui intéresse. On quitte une province encore coincée dans son carcan pour découvrir la folie parisienne, les robes chasubles et les yéyés. Les couples se font et se défont au gré des envies et les héroïnes tentent d'apprivoiser cette nouvelle vision du monde tempérée par des familles dont elles cherchent à tout prix à s'éloigner.

Roman d'une génération, roman d'apprentissage, Scarlett, si possible fera écho à toutes ces femmes qui ont cherché leur place à un moment ou à un autre, qui ont rêve à un autre futur et parfois osé prendre les choses en main. Encore une fois, Katherine Pancol offre un roman de femmes, pour les femmes, qui, s'il n'a pas l'envergure du désormais célèbre Les yeux jaunes des crocodiles, vous fera malgré tout passer un bon moment !

Texte © Miss Alfie 2012.
Édition présentée : Scarlett, si possible, Katherine Pancol, Éditions Points, 2012, 577 pages.