la petite boutique des rêvesZaki tient une boutique de quartier à Londres. Lucky, son petit fils, vient souvent s'y réfugier le matin, croisant la route de l'énigmatique Portia. Lorsque Lucky est à l'école, c'est Delphine, sa mère, qui vient voir son beau-père avec qui elle noua une relation quelques années avant son mariage avec Jinan. Au milieu des magazines et des canettes, les rêves de chacun se frôlent.

Deuxième roman de Roopa Farooki, La petite boutique des rêves est un roman bien plus complexe qu'il n'y parait au premier abord. Née au Pakistan, arrivée au Royaume Uni dans sa plus tendre enfance, Roopa Farooki a puisé dans ses racines asiatiques pour imaginer cette famille multi-culturelle. De Zaki, le grand-père immigré originaire du Bengladesh à Delphine, la maman française, en passant par Lucky, adolescent bien anglais passionné de football, ce sont des portraits d'hommes et de femmes qui espèrent, qui rêvent, qui attendent.

Derrière une couverture colorée et attrayante, c'est l'histoire d'êtres humains qui s'aiment, ne s'aiment plus, qui souffrent et surtout qui courent après le bonheur, après leurs rêves, des êtres humains bien souvent insatisfaits mais incapables de mettre en place les ingrédients nécessaires à leur bonheur... Jusqu'au jour où...

Je ne sais que vous dire de plus sur ce roman qui se lit facilement, en nous embarquant dans le quotidien d'une famille anglaise aux personnages hauts en couleur et sur fond de passion pour le football (oui, c'est bien d'actualité en effet !), si ce n'est qu'il nous apporte une réflexion sur la place que nous accordons au bonheur, sur les moyens que nous nous donnons d'y arriver. Quant à nos rêves, si les atteindre provoque bien souvent une belle satisfaction, n'oublions pas de les renouveler car lorsqu'un être humain ne rêve plus, n'espère plus, il n'a plus rien à attendre du quotidien...

Texte © Miss Alfie 2012.
Édition présentée : La petite boutique des rêves, Roopa Farooki, traduit de l'anglais par Jérémy Oriol, Éditions Gaïa, 2012, 368 pages.