Camarades-de-classeUn jour qu'elle ouvre la messagerie de son mari, Dominique tombe sur un message provenant d'un ancien camarade de lycée. Dominique se fait alors passer pour son mari et reprend contact avec les camarades perdus de vu.

A la base, j'avoue que la présentation de ce roman me plaisait. J'y pressentais une histoire de couple, de mystères non élucidés, de secrets non divulgués, et j'avais envie de découvrir Didier Daeninckx dans un autre style que les romans noirs et autres polars que j'ai pu lire de lui jusqu'à présent, en prévision d'une rencontre organisée aux Gourmands lisent le jeudi 24 novembre (d'ailleurs, si vous êtes dans la région de Besançon, n'hésitez pas à venir !).

L'avantage avec les romans de Daeninckx que j'ai lu jusqu'à présent, c'est qu'ils sont globalement courts (autour de 200 pages, chez moi, c'est court) et que celui-ci ne fait pas exception à la règle. L'avantage des romans courts, c'est qu'on ne perd pas non plus des semaines interminables à tenter de les terminer quand on accroche moyennement à l'histoire... Ou plutôt, quand on se dit qu'il y a du potentiel dans le concept, mais que globalement, tout ça reste un poil trop superficiel et téléphoné pour qu'on en fasse un coup de coeur...

Bref, vous vous en douterez, Camarades de classe ne m'a pas convaincu de retourner fouiller sur les réseaux sociaux à la recherche du passé... Si Daeninckx m'avait plu dans Meurtres pour mémoire que j'avais trouvé très intéressant, surtout replacé dans à l'époque de sa publication, cette fois-ci, son roman m'a paru cousu de fil blanc. J'appréciais pourtant le concept initial d'anciens camarades renouant par le biais d'internet et s'envoyant des mails, mais je n'ai pas compris pourquoi j'avais toujours l'impression que c'était le même personnage qui écrivait... Aucun changement de style d'un personnage à l'autre, aucune spécificité, de quoi regretter de lire un roman avec un aspect épistolaire... Je ne parle pas de la multiplicité des thèmes abordés, de l'après-guerre à la guerre d'Algérie en passant par l'évolution du monde ouvrier ou les problèmes de retraites, des questions fort intéressantes mais trop effleurées... A trop vouloir aborder de thèmes on devient moins pertinent...

Bref, si j'en crois les avis trouvés ici et là sur la blogosphère, je dénote légèrement face à une foule d'avis presqu'élogieux. Qu'importe, je retrouverai bientôt Daeninckx dans un autre roman, Galadio, en espérant que la déception ne sera pas cette fois au rendez-vous, au quel cas il me faudra vraiment retourner vers le roman noir et policier pour vérifier si ce que j'ai pu entendre un soir au détour d'un dîner avec un auteur se révèle vrai... Mais cela, je ne vous en parlerai qu'en temps utile !

Texte © Miss Alfie 2011.
Édition lue : Camarades de classe, Didier Daeninckx, éditions Gallimard, collection Folio, 2009, 177 pages.