Lepoisson mouilléAvril 1929. Gereon Rath vient d'arriver sur Berlin et est affecté à la brigade des moeurs. Lorsqu'un cadavre est repêché dans une voiture, Rath reconnaît un homme russe croisé quelques nuits plus tôt. En parallèle à son job officiel, Rath va tenter de découvrir le fin mot de l'affaire.

Après avoir lu La mort muette, et malgré la déception relative que j'avais pu ressentir alors, je m'étais promis de me plonger dans Le poisson mouillé qui était noté depuis bien longtemps sur mon carnet de titres à acheter... Mais voilà, parfois, certains titres devraient rester sur le carnet et ne pas être transformés en achat... C'est hélas un peu le cas de ce polar...

L'histoire commence avec l'arrivée de Rath à Berlin. De ce point de vue, rien à redire, j'ai pu raccrocher les wagons de l'histoire du flic qui me manquaient dans le second opus. Voilà donc un flic, affecté aux moeurs, que nous suivons dans une histoire de film et de photos pornographiques mettant en scène des sosies de hauts personnages de l'Etat. Tiens, pensez-vous sans doute, on a donc un aspect historique dans ce roman. Ouh la la ! Détrompez-vous bien vite ! Côté Histoire avec un grand H, ce sont à peu près les seuls éléments que nous aurons ! Volker Kutscher nous relate quand même les manifestations du 1er mai 1929, et l'on perçoit la montée délicate et douce du nazisme, mais franchement, n'importe qui connaissant un miminum la chronologie de l'époque peut pondre la même chose... En tout cas, pour ma part, je n'ai rien appris.

Bon, sinon, côté intrigue, disons le tout de suite : tout est cousu de fil blanc. Il aura fallu plus de 650 pages à Kutscher pour nous expliquer ce que j'avais saisi dès le début, une histoire de police corrompue sans surprise en n'hésitant pas à embarquer le lecteur dans une intrigue aux ramifications multiples bien trop incroyables pour qu'on y croit un minimum. Si on ajoute le fait que pour nous repérer dans Berlin, Volker Kutscher nous place de multiples noms de lieux et de rues qui ne me disent strictement rien puisque je ne connais pas Berlin, vous imaginez assez bien, vu le ton de l'article, ce que je peux ressentir à l'issue de cette lecture...

Publié avant mais lu après La Mort Muette, Le poisson mouillé n'est pas parvenu à me faire changer d'avis sur Voler Kutscher, loin de là, puisque je ressors de cette lecture finalement bien plus déçue que par la précédente... Heureusement, je sens que d'excellents titres m'attendent dès à présent dans ma PAL !

Texte © Miss Alfie 2011.
Édition lue : Le poisson mouillé, Volker Kutscher, traduit de l'allemand par Magali Girault, éditions Points, collection Points Policier, 2011, 659 pages.