sentcouvMeilleur tueur à gages du gang Looney, allié de Capone, Michael O'Sullivan, surnommé l'Ange de la Mort, est entré de son vivant dans la légende du crime organisé. Jamais un soldat n'avait été aussi loyal. Jamais un exécuteur n'avait été aussi efficace. Jamais un homme, victime d'une odieuse trahison, ne s'était montré aussi déterminé à aller jusqu'au bout de sa vengeance...

Première remarque sous forme d'aveu, j'ai honteusement pompé le pitch au site de Delcourt parce que je ne voyais pas comment résumer l'histoire sans en dévoiler quoi que ce soit. Autre information, cet ouvrage paru dans l'excellente série Sark Night de Delcourt est en fait une réédition du comic paru toujours chez Delcourt il y a quelques années en deux tomes. Donc, pour doucher tout de suite votre enthousiasme, ce n'est pas une adaptation du film avec Tom Hanks et Paul Newman (oui, Jude Law aussi... AAAAAAAAH, JUDE LAAAAAAAAAW !!!!), c'est le film qui est une adaptation du comic. A noter que je n'ai pas vu le film, que je veux le voir, que je le verrai et que, si vous êtes sages ce qui n'est pas gagné, je vous ferai une jolie chronique qui viendra se loger dans la catégorie "Du livre au film" parce que, bon, y'a une catégorie pour ça, ce serait dommage de ne pas en profiter.

sentplCommençons par le scénario. Implacable, rythmé, tendu, puissant, violent, sanglant, les Sentiers de la Perdition mêle parfaitement tous les éléments clés d'un polar au temps de la Prohibition. On y croise Capone, allié de Looney et Elliot Ness, le fameux incorruptible. On a des trahisons, des planques, des vengeances, des hommes de mains, la mafia et tutti quanti. L'assemblage de tous ces clichés pourrait être parfaitement inintéressant si l'histoire ne rajoutait pas cette relation père – fils qui fait le sel et le fond de l'histoire. Jusqu'où un père est-il prêt à aller pour sauver son honneur et la famille qu'il lui reste ? Le dénouement est quand à lui surprenant et brillant, en particulier sur la dernière planche.

Côté graphismes, Rayner a opté pour un pur noir et blanc typique du comic américain. L'originalité tient dans la pratique du hachurage plus ou moins dense pour signifier les teintes de gris. Cela permet de sortir deux ou trois planches plutôt très jolies. L'ensemble est cohérent, les personnages aisément différenciables et reconnaissables. Les Sentiers de la Perdition est un excellent thriller mettant en scène une Vendetta d'un père accompagné de son fils à l'origine du mal. A noter que la traduction du titre est selon moi mauvaise puisque Les Sentiers de Perdition aurait été vachement mieux et plus en lien avec l'histoire parce que Perdition... oh, et puis non, je vous laisse découvrir...

Texte © Alfie's mec 2011
Edition lue : Les Sentiers de la Perdition, Collins & Rayner, Éditions Delcourt, série Dark Night, 2011.