bergen ibergen iiLors de la nuit du réveillon du Nouvel An 1900, un notable de Bergen est retrouvé mort dans l'entrée de son domicile. Christian Morland, policier, est chargé d'une enquête qui va l'entrainer d'un bout à l'autre de la ville, à la rencontre de toutes les couches de la société.

Après avoir découvert Gunnar Sttalessen il y a quelques semaines par le biais de ses romans policiers, j'ai profité de la sortie en poche chez Points des deux premiers tomes du Roman de Bergen pour me plonger dans l'histoire de la deuxième ville de Norvège. 

Pour raconter l'histoire de sa ville, Gunnar Staalesen a choisi de brosser son portrait à trois époques différentes, en 1900, en 1950 et pour finir en 1999. Les deux premiers tomes dont je vous parle aujourd'hui correspondent donc à une période allant de 1900 à 1932 et permettent de découvrir une ville en complète mutation avec l'arrivée de l'électricité, du téléphone, des automobiles ou encore du chemin de fer qui jouera un rôle important en reliant la ville à la capitale de la Norvège, Oslo, alors appelée Christiania. Plus largement, à travers les personnages et leur évolution, c'est aussi l'histoire de la Norvège et du monde que nous livre Gunnar Staalesen par petites touches.

Sachant Gunnar Staalesen écrivain de romans policiers, le lecteur ne s'étonnera pas de voir l'histoire comme fil conducteur le meurtre d'un notable que Morland va tenter de résoudre. Mais ce meurtre et l'enquête qui en découle ne sont finalement qu'un prétexte pour suivre l'inspecteur dans différents quartiers de la ville et rencontrer avec ou sans lui différents personnages qui se croiseront tous à la fin du deuxième volume lors de la première d'une pièce de théâtre, mettant en scène des plus hautes aux plus basses couches de la société de Bergen.

Grâce à une narration fluide, passant aisément de l'un à l'autre des personnages, et à des plans proposés au début des romans pour permettre de se repérer dans la ville au fil des pérégrinations des personnages, les deux premiers volumes du Roman de Bergen, bien qu'ils fassent à eux deux près de huit cents pages, se dévorent en bien peu de temps pour qui s'intéresse à l'évolution d'une société et aux enjeux culturels, politiques et même amoureux qui la font vivre.

Petit_bac
Roman lu pour le Challenge Petit Bac organisé par Enna, catégorie "Lieu géographique".

Texte © Miss Alfie 2011.
Éditions lues : Le Roman de Bergen : 1900, L'aube - Tome 1, Gunnar Staalesen, traduit du norvégien par Alexis Fouillet, éditions Points, collection Grands romans, 2011, 436 pages et
Le Roman de Bergen : 1900, L'aube - Tome 2, Gunnar Staalesen, traduit du norvégien par Alexis Fouillet, éditions Points, collection Grands romans, 2011, 338 pages.