DesktopAoût s'achève, mais il me reste encore quelques jours de vacances dont je profite en célibataire pour me nourrir de ma terre natale en dégustant cidre et galettes ! En attendant, je vous avais promis que l'activité du blog ne réduirait pas pendant l'été, et je ne vous avais pas menti, puisque ce mois-ci, nous avons encore publié dix-huit articles autour des livres !

Bon, je vous l'accorde, dans ces dix-huit articles, j'ai comptabilisé l'article de mon Mec consacré à la série de Comics des X-Men, mais j'étais bien obligée, sinon il m'aurait fait un caca nerveux ! En tout cas, si ce n'est pas encore fait, allez vite découvrir le parallèle qu'il a fait entre les albums et les films ! Et puis bon, mine de rien, le garçon a quand même réaliser un sixième de articles consacrés aux livres ce mois-ci en nous faisant part de son désarroi à la fin d'un thriller pourtant encensé par la critique (surtout féminine cependant), Avant d'aller dormir de S.J. Watson, et en revenant avec Bernard Chambaz et Plonger sur le suicide d'un gardien de foot allemand.

Sur les quinze titres qui restent et que j'ai lu pour vous, j'avoue qu'en dehors de La septième vague de Daniel Glattauer (oui, je me suis bien éclatée à rédiger cette chronique là !), aucun titre ne mérite qu'on ne le laisse définitivement de côté. Bien sur, il y a du moins bon, comme Les clochards d'Asmodée, réédition d'un roman de Roland Pidoux publié initialement dans les années 60 et qui n'a pas forcément super bien vieilli, mais en dehors de ça, la sélection du mois fut globalement intéressante...

Dans le lot, on trouve bien évidemment des livres qui parleront beaucoup plus aux femmes qu'à la gente masculine, je pense notamment à La note sensible de Valentine Goby, un premier roman et une écriture qui fut confirmée dans ses romans suivants, Venir au monde de Margaret Mazzantini, tout en émotion et en délicatesse, ou à La vie d'une autre de Frédérique Deghelt, ou comment une femme peut faire l'impasse sur sa vie.

Côté romans toujours, j'ai lu pour vous le dernier Foenkinos, Les souvenirs, classiquement foenkinosien, suffisamment encensé par l'ensemble de la critique pour ne pas vous en remettre une couche (oui, je sais, pourtant je l'ai fait...), et le très bon Saga de Tonino Benacquista, un peu ancien maintenant mais vraiment excellent !

Enfin, avant de passer  à la rubrique "littérature noire", je voudrai vous inviter vraiment à vous intéresser à un premier roman qui me semble passer inaperçu dans cette rentrée littéraire et qui fut pourtant un coup de coeur pour moi, Mingus Mood de William Memlouk, une très belle biographie de Charlie Mingus, musicien de jazz afro-américain.

Comme chaque mois désormais, vous avez pu constater la forte tendance de ce blog à causer de littérature noire et policière. Mais que voulez-vous ma bonne dame, j'aime les magouilles, le sang, les crimes crapuleux, les énigmes à résoudre et les coulisses du pouvoir ! Alors en même temps, rien d'étonnant à ce qu'on retrouve dans ma sélection du mois un roman très célèbre d'Agatha Christie, Mort sur le Nil, classique parmi les classiques policiers. A ce sujet tiens, connaissez-vous la série Sherlock ? Pour ma part, ce fut une très bonne découverte de cet été.

Côté découverte, citons également Les raisons du doute de Gianrico Carofiglio qui, s'il ne m'a pas totalement convaincue, m'a permis de découvrir un bout du système judiciaire italien, ou encore Les sirènes d'Alexandrie de François Weerts, l'occasion de partir pour un court voyage à Bruxelles.

Je me rends également compte au fil de mes lectures que j'apprécie de plus en plus les intrigues qui font évoluer l'univers politique et social, offrant un regard parfois acerbe sur la société dans laquelle nous vivons. Dans ce style, Le bibliothécaire de Larry Beinhart, bien calibré à l'américaine, permet de découvrir les coulisses pas toujours roses d'une élection présidentielle au Nouveau Monde mais n'a pas, à mon goût, l'envergure de L'honorable société de Dominique Manotti et DOA (mais bon, là, je l'avoue, je ne suis pas objective !), bien plus engagé à mon goût. L'engagement, c'est d'ailleurs aussi ce qui semble sous-tendre l'écriture de Didier Daeninckx dont j'ai fait connaissance avec Nazis dans le métro, l'occasion pour moi de retrouver Le Poulpe, enquêteur totalement atypique dont je vous reparle bientôt d'ailleurs !

Enfin, pour ce qui est des enquêteurs atypiques, c'est sans doute Jonathan Emlock qui remporte la palme avec L'expert où Trévanian remet en scène son amateur d'art, tueur à gage à ses heures perdues !

Voilà pour ce mois d'août, un mois riche en découvertes et en lecture, et au cours duquel j'ai également fait quelques découvertes littéraires et télévisuelles dont je vous parlerai d'ici la fin du mois qui vient de débuter, au milieu des parfums de cahiers neufs et nouveau planning... Enfin, pour certains sans doute, mais pas pour moi, du moins pas pour l'instant, même si un peu de changement professionnel semble me chatouiller grandement ! Allez, en attendant, lisez bien et à très vite !