sherlock1S'il y a bien un héros dont je ne vous ai jamais parlé sur ce blog alors que j'ai dû lire à peu près toutes ses aventures, c'est bien Sherlock Holmes. Depuis que j'ai frissonné en classe de cinquième en découvrant Le chien des Baskerville, je n'ai pas pu m'empêcher de vouloir mieux connaître un personnage énigmatique, grandiose, à l'esprit logique magnifique et époustouflant. Oui, les superlatifs sont les seuls adjectifs qui me viennent pour vous parler de Sherlock !

Bon, vous vous douterez cependant que si je vous en parle aujourd'hui, ce n'est pas par hasard, mais bien pour vous parler d'une série dont beaucoup ont déjà entendu parler je pense, mais qui mérite réellement qu'on s'intéresse à elle, Sherlock.

Derrière ce simple prénom, se cache en fait un concept né de l'imaginaire de Mark Gatiss et Steven Moffat, à savoir transposer au vingt-et-unième siècle les aventures du célèbre détective et de son acolyte, le docteur Watson, tout en respectant les canons du genre. On retrouve donc un Sherlock Holmes (Benedict Cumberbatch) non plus détective privé, mais détective consultant pour Scoltand Yard, régulièrement interpellé par l'inspecteur Lestrade (Rupert Graves) pour résoudre des intrigues grâce à la science de la déduction. Quand le Holmes du dix-neuvième siècle feuilletait les journaux pour obtenir des informations et envoyait des télégrammes pour récupérer quelques indices, celui d'aujourd'hui utilise son téléphone portable relié à internet pour résoudre les énigmes qui s'offrent à lui. Quant au docteur Watson (Martin Freeman), il se retrouve à cohabiter avec l'étrange détective en revenant de la guerre en Afghanistan, et rédige désormais les aventures de son ami sur un blog... Évidemment, tant Holmes que Watson sont extrêmement bien campés, Benedict Cumberbatch réussissant notamment à rendre à l'écran l'étrangeté du caractère de Holmes...

Si les personnages principaux sont bien rendus, l'amatrice que je suis ne peut qu'approuver l'environnement qui a également été parfaitement adapté. Quand Holmes fait appel aux Irréguliers de Baker Street dans les livres, ces gamins orphelins et misérables qui arpentaient Londres, celui de la série monnaye au près des SDF de la ville les informations qui lui sont nécessaires. Et dans notre société où le tabac est désormais personna non grata, le détective s'applique des patchs de nicotine pour accélérer sa réflexion au lieu de fumer la pipe ! Autant de petites adaptations qui permettent au spectateur de retrouver les détails d'une atmosphère si particulière...

Côté épisodes, la première saison diffusée pendant l'hiver sur France 4, et reprise en juillet sur France 2, comporte trois épisodes inégaux. Si le premier et le dernier m'ont particulièrement plu, faisant réellement appel aux intrigues écrites par Conan Doyle et à la résolution d'énigmes en chaîne, le second m'a semblé beaucoup plus commercial, bien qu'ayant un intérêt dans la continuité des intrigues. Une seconde saison est par ailleurs déjà en tournage, si j'en crois les informations que j'ai pu glaner ici et là, et parmi les trois épisodes on pourra profiter d'une adaptation du célèbre Chien des Baskervilles !

Une très chouette découverte qui me donne envie de relire l'intégrale de Conan Doyle qui trône à la maison...!

Texte © Miss Alfie 2011.