la note sensibleInès vient d'emménager sur Paris. Son voisin semble être musicien. Un soir, il sonne à sa porte. Elle n'ose pas ouvrir. Que serait-il arrivé si elle avait ouvert sa porte ?

Premier roman de Valentine Goby, La note sensible traînait dans ma PAL depuis le salon du livre de Besançon de l'an dernier. Ayant déjà lu L'échappée et Qui touche à mon corps je le tue, l'auteur m'avait conseillée de découvrir son premier roman, dans lequel je pourrai retrouver la musicalité que j'avais apprécié dans L'échappée.

La note sensible est un roman qui se lit rapidement. En une soirée sous la couette, j'avais achevé cette histoire, cette fiction dans la fiction, oscillant entre l'affection et l'agacement pour cette jeune femme dont on ne connaît que peu de chose, qui se dévoile entre les lignes, que l'on devine timide et solitaire.

Côté intrigue, il faut bien le dire, ce roman est plutôt convenu, prévisible, et n'a pas l'ampleur de L'échappée ou de Qui touche à mon corps je le tue, largement plus violent et intense, quoi que j'ai pu en penser à l'époque ! En revanche, et c'est ce que j'ai apprécié dans ce roman, j'ai pu retrouver cette touche rythmique et musicale qui m'avait tant plu dans L'échappée, cette capacité à moduler les phrases, les mots, pour faire d'une histoire relativement simple une partition à l'image des morceaux qu'Ines découvre à travers sa cloison, classiques mais marquants.

Avec son premier roman, Valentine Goby nous propose une histoire d'amour contrariée, tout en musique et en émotions, écrite d'une plume qui me semble s'être affûtée dans ses romans suivants.

Texte © Miss Alfie 2011.
Édition lue : La note sensible, Valentine Goby, éditions Gallimard, collection Folio, 2004, 242 pages.