les sirenes d'alexandrieJournaliste pigiste, Antoine Daillez arrive sur une scène de crime : un corps a été déchiqueté par un train en plein Bruxelles. Rapidement, l'enquête découvre que la dame habitait dans l'immeuble de L'Alexandrie, un bar à plaisir, dont Daillez vient d'hériter de son grand-père. Rapidement, les incidents se multiplient autour du bar, amenant le jeune journaliste à enquêter sur le passé de son aïeul.

Avec le titre choisi pour son premier roman, François Weerts vous collera dans la tête le fameux tube de Claude François, je vous le promets. Mais ne vous fiez pas à la ville citée, car c'est à Bruxelles en 1984 que l'auteur nous embarque dans ce roman déjà primé en Belgique. Intriguée par le titre et la couverture, c'est en recherchant un livre "facile" à lire que je me suis plongée dans ce polar, et je n'en suis pas ressortie déçue.

En partant d'un fait divers (une femme logeant dans un hôtel de passe est retrouvée morte sur une voie ferrée), François Weerts réussit à nous proposer une intrigue loin d'être dénuée d'intérêt et d'humour, qui permet rapidement au lecteur de comprendre qu'il y a sans doute près d'un siècle que nos voisins belges se déchirent politiquement. Avec des citations en début de chapitres qui mettent au même niveau André Gide, célèbre écrivain, et Gudule, tenancière de L'Alexandrie, Weerts réussit en plus à faire sourire son lecteur !

En accompagnant Antoine Daillez, le lecteur remontera l'histoire d'une famille et accompagnera un jeune homme partant à la découverte d'un passé bien trouble, mais aura aussi la possibilité de toucher du doigt de manière simple le communautarisme et les partis séparationnistes qui peuvent exister chez nos voisins européens.

Petit_bac
Roman lu pour le Challenge Petit Bac organisé par Enna, catégorie "Lieu géographique".

Texte © Miss Alfie 2011.
Édition lue : Les Sirènes d'Alexandrie, François Weerts, éditions Actes Sud, collection Babel Noir, 2011, 317 pages.