Bilan_2011Je vais réellement finir par croire que chaque mois, j'entamerai cette rubrique en vous annonçant que le record des livres présentés au cours du mois qui vient de s'achever a encore été battu... Et oui, car "Miss Alfie, Croqueuse de livres" n'a pas pris de vacances au cours de ce mois de juillet, et a pensé à vos valises en vous suggérant pas moins de dix-huit titres à ajouter (ou pas) dans vos poches avant de partir vous changer les idées sous la pluie (ou pas).

En dehors du fait que beaucoup de livres nous serons passés entre les mains en juillet (oui oui, j'insiste sur le nous puisque Le Tof (oui, monsieur préfère désormais se faire appeler Le Tof plutôt que Guigz, ça se respecte !) vous a présenté pas moins de trois romans, histoire de vous démontrer que parfois, il lit des livres sans autre image que celle de la couverture), ce mois n'aura pas dérogé à la règle des belles surprises et des grosses déceptions.

Plouf plouf, j'ai décidé de commencer par les choses qui fâchent, histoire que vous puissiez tout de suite rayer de votre liste de livres à lire quelques titres loin de nous paraître indispensable. Le pire d'entre eux est très certainement Absolument dé-bor-dée de Zoé Shépard que Le Tof n'a pas loupé dans sa chronique. De mon côté, je ne recense aucun livre à ce point inutile, mais plutôt des titres qui n'ont pas su me convaincre, comme Un sujet français d'Ali Magoudi, ou à côté desquels je suis passée, comme Le mec de la tombe d'à côté de Katarina Mazetti qui m'a plus agacé qu'autre chose.

Avant de vous parler de nos coups de coeur et de ces livres qu'il faut vraiment découvrir, il reste quelques titres qui oscillent sur la ligne du "bof". Pourquoi "bof" ? Parce que ce sont des titres qui se lisent aisément, qui sont bien calibrés, mais qui restent des lectures que je qualifierai de "faciles". Ce sont des livres qui peuvent tout à fait convenir à des périodes de vacances, mais de la lecture desquels on ne ressort pas en se disant qu'ils peuvent avoir changé quelque chose, qu'ils nous ont véritablement transportés. C'est par exemple le cas de Dans les bois d'Harlan Coben, Un sur deux de Steve Mosby ou encore Camino 999 de Catherine Fradier, bons thrillers ou romans policiers calibrés dans les règles de l'art, mais auquel il manque une dimension culturelle ou politique, ou une intensité. C'est aussi dans cette rubrique que je glisserai L'étrange disparition d'Esme Lennox de Maggie O'Farrell.

Ceci dit, il y a un titre que j'ai du mal à insérer dans cette partie, que je n'ai pas apprécié au point d'en faire un coup de coeur, mais qui reste malgré tout une découverte plus qu'intéressante pour l'amatrice de littérature noire que je suis, c'est La Moisson rouge de Dashiell Hammett, le précurseur du roman noir américain. Laissons donc le au milieu, et mettons avec lui Préparez l'enfer de Thierry Di Rollo, que Le Tof a découvert avec beaucoup d'intérêt mais qui ne restera pas, je crois, dans ses incontournables.

Et enfin, nous voilà rendu dans cette dernière partie, celle qui aura peut-être été directement votre point de chute, n'ayant pas envie de vous encombrer les poches et l'esprit avec ces titres que nous ne conseillerons pas sans hésitations à nos amis, la rubrique des coups de coeur du mois ! Et une rubrique très hétéroclite pour ce mois de juillet puisque vous pourrez y retrouver des épopées romanesques avec Portrait Sepia d'Isabel Allende ou La couleur des sentiments de Kathryn Stockett, des romans noirs avec des héros plus ou moins célèbres et attachants comme dans Même pas Malte de Maïté Bernard, dans Les égouts de Los Angeles de Michael Connelly, dans Le serpent aux mille coupures de DOA ou encore dans l'excellent Tonton Clarinette de Nick Stone. Et puis il y a ces OLNI, objets littéraires non identifiés, qui regroupent des romans aux multiples thématiques comme Le cuisinier de Martin Suter qui permet de déguster un peu de cuisine suisse loin des clichés chocolatés, ou des romans à la narration peu ordinaire, oscillant entre fiction et réalité, et pour cela nous vous invitons à découvrir HHhH de Laurent Binet et La maladie de Sachs de Martin Winckler, deux romans plus que surprenants mais très très bons.

Bon, normalement, je n'ai oublié personne dans ce bilan du mois, qui devient de plus en plus dense et que vous allez bientôt finir par fuir du fait de sa longueur ! C'était au moins l'avantage quand il n'y avait que cinq livres par mois, je risquais moins les oublis, et j'allais plus vite ! Allez, en attendant le premier septembre, on se retrouve dès demain pour le premier titre du mois d'août !