Jane_eyreAprès le décès de ses parents, la petite Jane Eyre, est confiée aux bons soins de son oncle, Mr Reed. Lorsque ce dernier décède, il fait promettre à son épouse de s'occuper de Jane comme de ses trois autres enfants. Contrainte de respecter les volontés de son défunt époux, Mrs Reed garde Jane sous sont toit pendant quelques années avant de confier son éducation au pensionnat de Lowood. Après huit ans d'éduction et  de privations, Jane quitte l'institution pour prendre un poste d'institutrice auprès d'Adèle, la pupille du mystérieux Edward Rochester.

Il est très difficile de faire un résumé de l'histoire de ce roman si connu ! L'ayant lu il y a maintenant une bonne quinzaine d'années, j'ai profité d'une virée chez ma mère pour le récupérer dans ses étagères et me replonger avec délice dans ce classique anglais... Et oui, comme quoi, moi qui suis si réfractaire aux oeuvres classiques, je suis quand même capable de vous parler de Jane Eyre, de Charlotte Brontë, et de vous avouer que je viens de le dévorer en l'espace de trois jours !

Publié en 1847, Jane Eyre est tout d'abord attribué à un certain Currer Bell, derrière lequel se cache en fait la jeune Charlotte Brontë, fille de pasteur ayant connu une éducation stricte, religieuse et sans mère, puisque Mrs Brontë décède alors que Charlotte n'a que cinq ans. J'avoue que mes connaissances biographiques de Charlotte Brontë sont bien maigres comparées à d'autres, mais je me suis malgré tout amusée à rechercher quelques éléments, venant confirmer ce que je supputais. Jane Eyre est on ne peut plus marqué par l'éducation qu'a reçu Charlotte : elle y place Jane dans un établissement charitable tout aussi horrible que celui dans lequel elle reçu son enseignement, elle occupa dans différents établissement des postes d'institutrice, et ne se maria qu'un an avant de mourir, à 38 ans.

Au fil des pages, je ne pus m'empêcher de relever également l'importance de la religion, des notions de Bien et de Mal, de respect des convenances... Et pourtant, Jane apparaît au fil des pages comme une jeune femme qui se veut indépendante, oscillant entre le respect des convenances et la volonté de s'élever intellectuellement et culturellement, ce qui contraste énormément avec la vision que l'on pouvait avoir alors de la nécessité d'instruire les filles. Couture, chant, dessin semblaient plus important à apprendre, alors que Jane passe des soirées entières à apprendre l'allemand...

Se replonger quinze ans plus tard dans l'un des livres qui aura sûrement le plus marqué mon adolescence et cultivé en moi le sentiment amoureux du romantisme provoque parfois quelques surprises... Ainsi, je fut fort étonnée de voir que le séjour de Jane à Lowood s'étale sur une petite cinquantaine de pages quand le livre en compte plus de quatre cent soixante... Dans ma mémoire juvénile, cette partie m'avait paru beaucoup plus importante, sans doute avais-je été frappée par les difficiles conditions de vie de Jane à Lowood, n'imaginant pas alors que ce type de traitement ne m'étonnerait plus quinze ans plus tard...

Trois jours après le début de ce voyage dans mes souvenirs et dans ce classique anglais, je ne peux que louer une fois de plus le talent de cette jeune femme, fille de pasteur, qui trouva visiblement dans l'écriture la liberté et la reconnaissance qu'elle semblait ne pas avoir par son père.

A lire aussi :
Pour Cynthia, dont je vous conseille la lecture de l'article illustré de nombreuses citations, il s'agit d'"Un classique à lire absolument."
Lilly est également conquise : "Il s'agit de l'une des plus belles histoires d'amour que j'ai lues. Aucune mièvrerie dans ce livre, tout est vrai, simple, pur."
Les avis élogieux sont légions sur la toile, vous en trouverez certains chez Bob.

Petit_bac
Roman lu dans le cadre du Challenge Petit Bac organisé par Enna, rubrique "Prénom"

Texte © Miss Alfie 2011.
Edition lue :Jane Eyre, Charlotte Brontë, éditions Flammarion, raduit de l'anglais par Diane de Margerie, collection Garnier Flammarion, 1999, 475 pages.