les_ecureuils_de_central_parkAprès Les yeux jaunes des crocodiles et La valse lente des tortues, retrouvons Joséphine Cortès, Hortense, Zoé, Gary, Shriley, Philippe et les autres... Après le décès de sa soeur, Joséphine se plonge dans son HDR, espérant obtenir la reconnaissance professionnelle de ses pairs tout en cherchant des idées pour un second roman. A Londres, Hortense et Gary se déchirent tandis que Philippe et Alexandre cherchent la définition du bonheur que n'a pas su leur donner Iris. Quant à Josiane, elle s'inquiète de voir son Junior parler, marcher et philosopher comme un adulte...

Comme il m'est difficile de vous parler de ce livre ! Voilà quelques jours que, terminé, il traîne au pied du lit sans que j'arrive à mettre des mots sur mon ressenti. Pourtant, à première vue, j'ai dû bien l'aimer, ce pavé de presque 600 pages que j'ai lu en moins d'une semaine alors que la fatigue me terrassait et que les préparatifs de Noël s'accéléraient... Pourtant... Pourtant...

Pourtant, je n'ai clairement pas ressenti la magie du tout premier opus, qui m'avait entraîné dans un tourbillon romanesque et idéaliste sans que je ressente le moindre soupçon de lassitude.

Pourtant, j'avais vraiment et sincèrement envie de connaître la suite des aventures de toute cette smala un peu déglinguée sur les bords et si attachante.

Pourtant, déjà lors du deuxième épisode, j'avais eu envie de secouer un coup Joséphine, de lui dire d'ouvrir les yeux et d'arrêter de se poser des questions, d'arrêter de vivre uniquement pour les autres et d'être un peu égoïste, nom d'une pipe !

Pourtant, je ne me souvenais pas avoir été heurtée par les changements incessants de pronom et de temps de conjugaison dans les précédents volumes.

Pourtant, à lire tous les avis sortis comme des champignons depuis la parution de ce roman, je me doutais bien que c'était le volume de trop, celui où l'on se dit en le refermant : "Tout ça pour ça ?!...".

Bref, si je garde un agréable souvenir de mes rendez-vous précédents avec Katherine Pancol, ce pavé restera comme celui de trop, comme la soirée que l'on attend impatiemment et que l'on termine en ce disant "C'est tout ?...", comme le verre de vin qu'on espérait délicieux et qui s'avère médiocre, comme le hachis parmentier sur lequel on aura salivé toute la journée et qui sera fade comme celui du supermarché, comme la petite robe qu'on espérait à tout prix et qui ressemblera à un sac à patate une fois portée...

Une petite immersion au milieu des pages ?

"Écrire, c'est empoigner sa souffrance, la regarder en face et la clouer sur la croix. Et après, on s'en fout d'être guéri ou pas, on a pris sa revanche... On a fait quelque chose avec tout ce chagrin et quelque chose qui parfois peut vous permettre de vivre ou de survivre, c'est selon..." (p.151)

"Becca ouvrait grand la bouche quand Alexandre parlait de sa mère. Elle secouait la tête, elle frappait ses mitaines violettes et jaunes et elle disait, si c'est pas un grand malheur ça ! Puis elle les levait vers le ciel en disant, mais si j'avais eu un petit comme toi ! Elle fermait les yeux et quand elle les rouvrait, ils étaient tout humides. Alexandre se disait que si ses yeux étaient si délavés, c'est qu'elle avait dû beaucoup pleurer." (p.240)

A lire aussi :
Lasardine fait partie des quelques convaincues : "J'avais beaucoup aimé le premier, un chouilla moins le deuxième, et j'avais très peur que celui ci descende encore d'un cran dans mon classement, et bien non !"
Lucie a également apprécié : "En dépit de quelques invraisemblances et grosses ficelles  [...] j'ai pris un grand plaisir à lire ce roman, à retrouver la fresque de personnages que l'on a presque le sentiment de connaître."
Théoma est par contre plus dure : "Le goût du caramel est de retour mais, hélas, il devient amer et assez indigeste après environ 500 pages."
Et pour d'autres avis, rendez-vous chez Bob !

Texte © Miss Alfie 2010, sauf citations.
Edition lue : Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi, Katherine Pancol, éditions Albin Michel, collection LIttérature générale, 2010, 852 pages.