ecritureLe scribouillage de la semaine avec les Impromptus littéraires qui nous invitaient à nous amuser avec notre prénom : "Vous nous avez fait longuement voyager et en tout lieu comme en toute saison fleurissent les dictons tels que "A la saint-Placide, le verger est vide" ou "A la saint-Rémy, perdreau vaut perdrix" Avec ou sans dicton, en vers ou en prose et quel que soit votre prénom dites-nous tout le bien ou le mal que vous pensez de votre saint."

Double prénom, double saint patron, double fête, et parfois même double oubli ! Si ce n'est que maintenant, une seule accompagnée d'un beau bouquet me suffit amplement !

Quelle est donc cette idée folle qu'ont eu mes parents le jour de ma naissance ! Treize lettres dont une cédille, et un tiret. Une cédille... Même sur les ordinateurs, c'est une galère à trouver ! Non mais franchement, vous imaginez, en maternelle, à l'époque où les Lucie, Julie, Emma et autres nénettes au prénom si facile gambadaient dans la cours de récré, combien de stylos feutre ai-je dû user pour apprendre à tracer toutes ces lettres ?!

Ah, il est vrai que j'avais bien peu de chance avec ce prénom là de me trouver une copine au prénom identique à côté de qui je me serai assise en classe et avec qui j'aurai pu jouer des tours à la maitresse. Bien peu de chance, et pourtant, la chose arriva ! Mais étrangement, nous ne nous retrouvâmes jamais dans la même classe... A croire que les professeurs en avaient assez d'une dans leur registre...

Ceci dit, je les comprends, rien que ce prénom prend deux lignes dans les carnets de notation ! Aujourd'hui encore, impossible de l'avoir en entier sur ma carte bancaire, et je ne vous parle pas des formulaires administratifs où j'ai bien souvent envie de leur dire comme Zézette épouse X, « ça rentre pas ! ». Ceci dit, certains ne s'encombrent pas de ces problèmes : trop long à dire, trop snob, trop je ne sais quoi, on me raccourci, on m'ampute, on me déforme, et je ne suis plus moi !

Il n'y a bien qu'un raccourci qu'aujourd'hui j'accepte, par facilité et par identification, car quand on le prononce, je sais que c'est moi qu'on désigne et que ce surnom là, il plait à tout le monde : Alfie.

Texte © Miss Alfie 2010.