La_glace_noireL'inspecteur Harry Bosch est de garde le soir de Noël. Par la radio, il apprend qu'on a retrouvé le corps d'un policier, Calexico Moore, dans un motel de L.A. Alors que l'affaire est confiée directement aux Affaires Internes, Bosch soupçonne que le suicide de son collègue n'en est peut être pas un. L'une de ses enquêtes en cours va lui donner l'occasion de s'intéresser de plus près à la vie de Cal Moore.

La glace noire est le deuxième roman de Michael Connelly qui met en scène l'inspecteur Harry Bosch, mais le premier que je découvre. Et avant d'aller plus loin, il convient de rappeler qu'il a été publié aux USA en 1993. Petite précision qui permettra de comprendre que les enquêteurs n'utilisent ni portables ni internet pour mener leur enquête entre L.A. et le Mexique...

Ce détail passé, j'ai également le sentiment que la thématique principale du bouquin, à savoir le trafic de drogue (car oui, derrière les meurtres suscités, on parle de trafic de drogue) colle à l'époque... 1993, j'étais certes bien jeune, mais j'ai le sentiment que les problèmes de drogue et de trafic notamment étaient beaucoup plus présent dans les médias et les différents discours qu'aujourd'hui. Aujourd'hui, on parle d'insécurité, d'attaques à main armée et de fraudes fiscales, mais peu de drogue, si ce n'est quand les douanes saisissent d'importantes quantités aux frontières...

Ceci dit, même si le sujet ne me passionne a priori pas (j'aime autant les tueurs en série un peu fada dans leur tête quand même !), c'est une première rencontre plutôt concluante avec Harry Bosch et Michael Connelly. Je sais que l'auteur a également écrit des romans sans cet inspecteur, et qu'il n'est pas exclu que je les lise un jour, mais j'ai déjà envie de mieux connaitre cet homme mystérieux, propriétaire d'une belle maison, appréciant la cuisine et le jazz mais vivant seul et au passé qui semble le hanter... Et quand je lis dans certaines critiques qu'en plus, ce n'est pas son meilleur, cela conforte mon idée !!!

En tout cas, je crois que c'est en partie là que réside le pouvoir de ce roman, dans la description que Connelly nous livre de son héros, et dans l'atmosphère qu'il arrive à créer dans une ville qu'il ne décrit que dans les grandes lignes et dont il nous offre pourtant un aperçu qui m'a rappelé le film Collateral...

Une affaire à suivre donc, très certainement avec La blonde en béton que l'amie qui m'a prêté La glace noire a également mis dans le sac... A croire qu'elle était sûre que cela m'aurait plu !

A lire aussi :
Pour Mister K, "bon livre donc mais pas le meilleur de Connelly" ;
Quant à Pitou, il nous met en garde : "C’est la fin du récit qu’il faut savourer. Amoureux du traditionnel tout-est-bien-qui-finit-bien, laissez tomber.".

Texte © Miss Alfie 2010.
Image La glace noire, Michael Connelly, Éditions Pionts (1998).