ChicagoDans les années 2000, à Chicago, la vie de plusieurs égyptiens du département d'histologie de la faculté de médecine. Du président de l'association des étudiants égyptiens de Chicago en passant par les étudiants boursiers et les professeurs, Alaa El Aswany recrée un microcosme égyptien dans une Amérique marquée par les attentats du 11 septembre.

J'ai terminé ce roman depuis quelques jours déjà et il m'est toujours difficile d'en parler car je n'arrive pas décider si j'ai aimé ou non. Compliqué, hein !!! En fait, j'avais acheté ce livre lors de sa sortie en poche début 2009 après avoir lu un ou deux articles dans la presse qui m'avaient intrigué et après avoir entendu parler de l'auteur par une copine. Et il a quand même trainé une bonne année dans la PAL avant que je ne me décide à le lire. Pourtant, je l'ai lu en peu de jours, mue par une envie de connaître la suite de la vie quotidienne de personnages plus ou moins attachants. Pourtant, il me fallait me forcer un peu pour rouvrir le livre alors qu'une fois plongée dedans, je me laissais emporter par les mots...

Difficile donc d'établir précisément un verdict sur ce livre. Côté intrigue, on ne peut pas dire qu'elle soit palpitante. Globalement, on apprend rapidement que le président égyptien doit venir en visite officielle et un diplomate va demander au président de l'association des élèves égyptien de Chicago d'organiser une rencontre. Mais finalement, cette visite n'est qu'un prétexte pour l'auteur pour nous présenter une galerie de personnages plus ou moins tourmentés, et surtout en proie au choc des cultures inhérent, qu'il s'agisse de la politique, de la sexualité, du monde du travail, de la mode... Si le début du livre parait bien gentil, on se rend peu à peu compte que le vernis des façades tombe rapidement et que les uns et les autres vont être amenés à se retrouver dans des situations parfois complexes qui interrogeront au plus profond leurs valeurs.

Un roman très intéressant d'un point de vue culturel, c'est incontestable, mais dont je garderai, je crois, un souvenir mitigé...

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"Malgré les quelques faux pas, [Jules] a préféré ce bouquin a L'immeuble Yacoubian".

Texte © Miss Alfie 2010.
Image Chicago, Alaa El Aswany, Éditions Babel (2009).