darkhouseJoe Lucchesi est flic à New York. Marié, un fil adolescent, Shaun, tout se passe plutôt bien, jusqu'au jour où il assiste à un meurtre plus qu'horrible. Joe décide alors de quitter la police et les USA, et se retrouve avec son épouse et son gamin dans un village de la côte irlandaise. La famille se reconstruit peu à peu jusqu'à ce que la petite amie de Shaun, Katie, ne disparaisse. Commence pour Joe et sa famille un nouveau cauchemar.

L'été dernier, une amie m'a offert le dernier roman d'Alex Barclay, Froid comme le sang, en me ventant cette jeune écrivain. Suite à une lecture agréable de ce roman, elle m'a incité à découvrir les deux autres opus de la jeune dame, chose que je viens de commencer en lisant son tout premier roman sorti en France en 2006, Darkhouse. Et globalement, je ne vais pas vous mentir, c'est une bonne découverte ! Certes, j'avoue avoir mis un peu de temps à rentrer dans l'histoire. Disons que le début du roman, un brin haletant quand même, laisse présager une suite au même rythme... alors que non ! Pas tout de suite... Après ce début bien rythmé, on s'installe tranquillement en Irlande, Katie disparaît, mais l'intrigue, à mon avis, reprends de l'intérêt dans le dernier tiers du roman.

Attention, loin de moi l'idée de vous faire comprendre qu'on s'ennuie pendant les deux autres tiers. Pas du tout ! Disons qu'on découvre peu à peu une galerie de personnages dont j'avoue que je ne me souviens pas forcément qui est qui, mais dont le rôle de chacun est indéniable dans cette histoire. L'enquête traîne parfois en longueur, mais pour mieux se dénouer à la fin, sur un coup de théâtre bien ficelé même s'il ne m'a pas énormément étonné... Les chapitres alternent entre l'Irlande aujourd'hui et l'enfance, puis l'adolescence et le début de l'age adulte au Texas d'un certain Duke, que je vous laisserai le soin de découvrir au fil des pages... Certains passages son difficiles et décrivent un psychopathe qui n'a rien à envier au Thomas Bishop de Shane Stevens. Non, sincèrement, rien, on est dans la même gamme de détraquement mental... Grandiose malgré tout...

Même si l'on ne retrouve pas l'intensité d'Au-delà du mal, notamment parce que l'histoire est plus courte et ne se centre pas sur le psychopathe uniquement, Alex Barclay nous livre un premier roman qui n'a rien à envier aux meilleurs. Il est désormais certains que Last Call rejoindra bientôt ma PAL, d'autant qu'on y retrouve Lucchesi, et que je suis curieuse de voir comment le flic américain se sort de cette histoire...

Si Au-delà du mal continue à me hanter, je vais finir par vous faire un billet en complément de celui de Guigzz... Je l'ai lu pendant ma pause bloguesque et n'en suis toujours pas remise je crois... Ce qu'on appelle une lecture bouleversante...

A lire aussi :
Sofy a eu "un véritable coup de coeur" ;
Chez Brize, on note une pointe de déception : "pas mal, bien rythmé, surtout sur les 100 dernières pages, mais sans réelle surprise".

Texte © Miss Alfie 2010.
Image Darkhouse, Alex Barclay, Éditions J'ai lu (2007).