DutroncÉtrange pour un blog de bouquins à l'origine que de reprendre sa tranquille activité en vous parlant musique... Et alors, ai-je envie de vous répondre, où est le problème ?! J'ai décidé que ce matin, pour me remettre en jambes, ou plutôt en doigts car aux dernières nouvelles ce sont toujours eux qui pianotent sur le clavier, je vous parlerai du dernier concert auquel monsieur Guigz et moi avons assisté.

J'aurai aussi pu vous parler de celui d'avant, Aldebert, pour sa tournée "Enfantillages", concert pour enfants et adultes croyant encore à leurs rêves de gosse, mais je me suis dit que là, maintenant, le mieux serait de vous parler de Dutronc, le père, l'original, le vrai, l'unique.

Monsieur Jacques Dutronc, né en avril 1943 à Paris, résidant en Corse à l'heure actuelle, époux de madame Françoise Hardy, tous deux parents d'un rejeton s'adonnant au jazz manouche et prénommé Thomas, amateur de cigares, de whisky et de chats, a repris du service en ce début d'année 2010 pour une tournée de plus de 50 dates sur toute la France. Et le monsieur a eu la bonne idée de s'arrêter le 4 février dernier à Besançon, dans une salle qu'on pourrait faire plus belle (oui, un hall de par expo dont on fait une salle de spectacle, ça reste un hall de parc expo). Mais si j'avais voulu vous parler du confort d'une salle de concert, je vous aurai parlé du concert d'Aldebert... Sauf que j'ai décidé que je n'en parlais pas !

Dutronc2Annoncé pour 20 heures, début un quart d'heure plus tard sans première partie, le concert s'étira pendant deux bonnes heures, nous offrant un Dutronc un peu timide, un peu provoc, parfois convenu, toujours pêchu, revisitant l'ensemble de ses classiques, de L'opportuniste à La fille du père Noël, en passant par Il est 5 heures, Paris s'éveille, et j'en passe, évidemment ! Côté voix, pas d'hésitations, du bon son grâce aux musicos du monsieur, des "papys rockeurs" au moins de son âge, mais dont la pêche et la maîtrise de la batterie ou de la gratte électrique font forcément plaisir à voir.

Certes, les transitions étaient convenues, certes j'ai été déçue de son adaptation de Fais pas ci, fais pas ça version rap, certes il y a deux ou trois mais... Mais lorsque la scène plongée dans le noir a été transpercée d'un spot blanc braqué sur un fauteuil en cuir noir dans lequel se tenait tranquillement assis cet artiste mythique de la génération de mes parents, qu'il s'est levé, a pris le micro et commencé à chanté Et moi, et moi, et moi,  j'en suis restée bouche bée...

Texte © Miss Alfie 2010.