Comme prévu depuis presque un an, samedi dernier, j'ai profité de mon après-midi pour faire des folies sur mon compte en banque qui a diminué d'autant que ma PAL a grossi ! Ah, le bonheur... Trois jours de fête du livre sur les bords du Doubs, une après-midi au milieu d'auteurs et d'amateurs de lecture...

Après mon expérience en mars au Salon du livre de Paris qui m'avait laissée sur ma faim, c'est le sourire aux lèvres que je suis rentrée dans le chapiteau dressé à l'ombre de la citadelle de Vauban, certaine d'y passer un bon moment. Et j'avoue que mes attentes n'ont pas été déçues puisque tous les auteurs que j'ai rencontré se sont montrés fort sympathiques, disponibles et bavards, et qu'en plus j'ai pu immortaliser leur passage à Besac-City ! Arrivée seule vers deux heures de l'après-midi, j'ai eu largement le temps de commencer ma folie dépensière et de me charger d'ouvrages avant l'arrivée de monsieur, une heure plus tard, qui aime bien les livres, mais avec plus de raison que moi !

Suite au commentaire qu'elle m'avait laissée, j'ai cherché Véronique de Bure. Éditrice, Véronique de Bure publie cette année son premier roman, Une confession, qui a inauguré "mon ouverture" du salon du livre. Parcourant les "petites" allées à plusieurs reprises, j'ai pu voir le visage fâné (bouh, ça se dit pas !!!) d'Alice Dona, la belle gueule de Bruno Putzulu, la chienne de garde Isabelle Alonso ou encore le sémillant médecin de France 5, Michel Cymes... Étrangement, le passage devant leur stand relevait du tour de force, tout le monde semblant machinalement ralentir pour voir si "en vrai c'est aussi bien ?"...

Le stand de BD Fugues, la librairie spécialisée dans les BD de Besançon, était comme toujours prise d'assaut et monsieur a abandonné l'idée d'obtenir une dédicace de certains auteurs vu le nombre de personnes devant lui. Pour ma part, je n'ai pas musardé puisqu'après Véronique de Bure, j'ai continué ma promenade pour repérer la présence de David Foenkinos (dédicace spéciale à Caro[line] : oui, on parle de toi même à Besançon !!!) qui m'a dédicacé avec beaucoup d'humour Le potentiel érotique de ma femme ainsi que son nouveau roman, La délicatesse.

De même que les auteurs ont le temps de discuter, certains sont aussi des fidèles puisqu'Isabelle Alonso dont je parlais précédemment était déjà là l'an passé. J'ai également pu revoir Janine Boissard, Dominique Marny ou encore Loraine Fouchet qui ont régalé ma mère de leurs bouquins l'année dernière. De mon côté, je suis retournée voir Abha Dawesar avec qui j'ai pu échanger de mes impressions sur Babyji que j'ai lu pendant l'année écoulée, et découvrir son nouveau roman, L'Inde en héritage. Rendez-vous l'an prochain pour le débriefing j'espère !

Passant pour la troisième ou la quatrième fois devant un stand, j'ai eu une jolie surprise en retrouvant Léonora Miano, que j'avais rencontré en mai 2007 au salon des Étonnants Voyageurs à St Malo. A l'époque, j'avais découvert son oeuvre par le biais de son premier roman, L'intérieur de la nuit, un roman qui m'a beaucoup marqué quand je l'ai lu par la violence et le réalisme qu'il dégage. Contours du jours qui vient ne m'avait pas convaincu, mais j'ai décidé d'explorer une autre facette de son écriture avec Soulfood équatoriale.

Perdu au milieu d'ouvrages pour adolescent, je suis tombée sur Marcus Malte, un immigré bisontin (comme moi !) dont des amis m'ont offert un recueil pour mon anniversaire, Poser ma besace à Besac. Visiblement écrit dans le cadre d'un travail précis, Marcus Malte m'a conseillé un recueil de nouvelles pour découvrir un peu mieux son travail d'écrivain. Je suis donc repartie avec Intérieur nord, édité chez Zulma, la maison aux couvertures multicolores !

Pendant que monsieur discutait avec Gordon Zola, auteur humoristique qui pastiche sans vergogne Tintin dans sa série Saint-Tin et l'ami Lou, j'ai taillé une bavette avec Lassaâd Métoui, calligraphe tunisien, présentant plusieurs ouvrages de pensées et à tendance philosophique illustrés de ses calligraphies. Je n'ai d'ailleurs pas résisté à prendre son édition du Prophète de Khalil Gibran, le tout dédicacé d'une magnifique calligraphie !

Avant de repartir, une dernière vérification m'a permis de voir que j'avais oublié Philippe Grimbert. Hésitant entre la Psychanalyse de la chanson et son dernier roman, j'ai vite tranché pour La mauvaise rencontre, la psychanalyse et moi étant intriguées l'une par l'autre, mais pas encore décidées à mieux nous connaître. Là encore, c'est avec le sourire et beaucoup de disponibilité que j'ai pu échanger avec l'auteur.

Au final, ce sont huit nouveaux roman qui s'entassent dans ma PAL, attendant d'être lus... Demain... Dans un mois... Dans un an... Et de beaux souvenirs de rencontres qui me permettront d'attendre avec impatience la prochaine édition !

Mots_Doubs_2009

Texte © Miss Alfie 2009.
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© Miss Alfie 2009.