cafe_paraisoAlentejo est un petit village portugais au sein duquel la vie s'organise autour du café tenu par Vasco. C'est dans ce café que se retrouvent les expatriés qui ont élu domicile dans la région, les touristes perdus dans un coin inconnu des guides touristiques et les locaux dont les racines sont tellement bien attachées au lieu qu'il est difficile d'envisager un ailleurs. Et c'est autour des tables en plastique de Vasco que se nouent des relations entre tous ces protagonistes...

Il y a des périodes où les déceptions littéraires sont plus nombreuses que les bonnes surprises. Il y a des périodes où l'on ouvre un livre, persuadé qu'on va s'y plaire, et où on le referme avant la fin parce que ce n'est pas le moment. Il y a des périodes où la vie est tellement pleine qu'on a besoin de s'évader, vite, rapidement, à cent à l'heure.
Ces trois phrases résument ce qui m'arrive en ce moment quand j'ouvre un bouquin... Et Café Paraiso n'a pas fait exception à la règle alors que je sens encore dans ce bouquin un énorme potentiel. Sauf que lorsque j'en ai entendu parler, lors de sa sortie en France, je m'étais fait une vision de ce roman très éloignée de la réalité. Ainsi, je voyais dans ce roman de Monica Ali un roman choral où les personnages auraient pu être les mêmes, les problèmes les mêmes, mais présentés avec plus de rythme, plus de dynamisme... Ceci dit, un coup d'oeil au titre original m'aurait peut-être permis d'éviter cette déconvenue puisqu'Alentejo Blue résume finalement assez bien le contenu de cette histoire... Ou plutôt de ces histoires.
Et oui, la mélancolie, la tristesse, la recherche de la sérénité, les âmes perdues, semblent être le point commun de tous les personnages de cet ouvrage. Sauf que je n'avais pas envie de ça, pas à ce moment là. Donc j'ai laissé tomber. Malgré l'intérêt littéraire d'une histoire qui nous présente à chaque chapitre un personnage différent, dans un cadre différent, avec une technique narrative parfois changeante. Malgré le potentiel que je sens dans ce roman que je relirai sans doute, un jour, quand je me sentirai en phase avec ce type d'histoire.

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Texte © Miss Alfie 2009.
Image Café Paraiso, Monica Ali, Éditions 10/18 (2009).