BabyjiAnamika est en dernière année dans un lycée de Delhi. Brillante élève, elle est également premier préfet et s'occupe de faire régner l'ordre parmi ses camarades. Fille unique, Anamika vit avec ses parents, issus d'une caste moyenne mais plutôt aisée. Au détour d'une réunion, puis d'un cours, et enfin d'une rue, elle va rencontrer trois femmes qui vont lui faire tourner la tête et l'entraîner dans des réflexions existentielles sur son avenir.

Abha Dawesar relate dans ce roman la vie quotidienne d'une jeune femme encore lycéenne, bientôt étudiante, qui rêve d'indépendance dans une société indienne réglée par les castes et écrasée par le poids des traditions. Certes, de ce point de vue, le livre est réussi. On ressent à chaque page l'importance des règles et du respect. Et au milieu de tout cela, une jeune femme qui cherche à briser ces règles en apprenant l'anglais à sa bonne, en couchant avec une mère de famille divorcée ou encore en réfléchissant à la possibilité d'aller poursuivre ses études en Amérique.
Pourtant, j'avoue m'être accrochée pour terminer ce livre. Je n'aime pas abandonner en cours de route un roman, et celui-ci dégageait quelque chose d'étrange. Etant donné les états d'âme d'Anamika, je m'attendais à une chute, notamment, plus directe, plus violente, moins conventionnelle, et voulais connaître la suite... Pourtant, je l'avoue, il y a des longueurs dans ce roman, pas vraiment d'action... Oui, c'est ce que l'on appelle un roman initiatique... Ceci dit, je n'arrive pas à l'exprimer, mais il me manque quelque chose... Peut-être plus de différences, plus d'écarts, plus de crises... Peut-être aussi plus de réflexions autour d'une homosexualité qui semble si simple...
Une lecture intéressante, mais que j'ai trouvé longue et parfois fastidieuse...

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Texte © Miss Alfie 2009.
Image Babyji, Abha Dawesar, Éditions 10/18 (2008).