Sans_titre800 ans séparent Alaïs Pelletier, fille de l'intendant du chateau de Carcassone, et Alice Tanner, jeune anglaise venue faire bénévolement des fouilles dans la même région. 800 ans, et le mystère des Cathares, la quête du Graal, à la sauce Dan Brown...

Voilà tout ce que je peux vous dire sur ce trhiller historico-ésotérique que j'ai abandonné bien avant d'en avoir lu le quart. Et oui, Kate Mosse n'aura pas sû m'entrainer dans les allées de son Labyrinthe et susciter chez moi l'enthousiasme de certains lecteurs...
Sorti en France en mai 2006, le livre avait déjà connu un grand succès dans le monde anglophone, et obtint rapidement son statut de best-seller, surfant très certainement sur la vague du Da Vinci Code. Bien que l'ancienne journaliste se défende de s'être inspirée du succès de Dan Brown, ayant commencé ses recherches bien avant la sortie du phénomène littéraire, il n'empêche que ce dernier a ouvert la porte à un intérêt croissant chez certains lecteurs pour les histoires mystérieuses, faisant revivre la quête du Graal.
Toujours est-il que, contrairement au Da Vinci Code ou au Dernier templier, que j'ai lu de bout en bout, avec même du plaisir, j'avoue n'avoir même pas eu envie de m'accrocher pour tenter de rentrer dans une histoire qui me semblait s'étirer en longueur. Le style littéraire, peut-être dû à la traduction, est lourd, parsemé de mots occitans traduits en français, provoquant de multiples répétitions, et non pas parsemé mais envahi d'adverbes et d'adjectifs qui rendent les phrases interminables et les descriptions pesantes. Dommage, car il aurait pu être intéressant de développer l'aspect descriptif sur la période médiévale...
A ce sujet, une grosse déception, peut-être due à mes lectures précédantes, à savoir le manque de références et d'éléments historiques de poids... Certes, Kate Mosse a sûrement fait des recherches autour de l'histoire des Cathares et de ce qui ressemble à une guerre civile, mais Frédéric Lenoir et Violette Cabesos m'ont entrainé dans un Moyen-Âge tellement réaliste, sans parler d'Umberto Eco qui abordait dans Le nom de la rose cette partie de l'histoire de la chrétienté avec tant de précision, que je trouvais ce roman sans consistance...

Il est vrai, cette critique est très dure, et ne sera peut-être pas partagée par toutes les personnes qui la liront, mais j'en ai tout à fait conscience. Labyrinthe est sûrement un roman fort sympathique à lire pendant dans vacances, alors que la seule préoccupations est celle de tourner des pages. Ceci dit, la conjoncture actuelle fait que nombre de romans me semblant plus intéressants attendent dans mes étagères et j'avais, à chaque ligne, l'impression de perdre mon temps ! Autant, dans ce cas, abandonner cette lecture, quitte, pourquoi pas, à la reprendre dans quelques mois, quand le soleil chauffera à nouveau et que j'aurai lu mon dernier thriller historique depuis quelques temps déjà !

A lire aussi : L'avis enthousiate de Digiboy, et ceux, un peu voire beaucoup plus, mitigés de Marc, Titus et Ba.

Texte © Miss Alfie 2008.
Edition lue : Labyrinthe, Kate Mosse, traduit de l'angalis par Gérard Marcantonio, éditions Le livre de poche, collection Policier / Thriller, 2007, 830 pages.