Je_vais_bien_ne_t_en_fais_pasLili adore son frère, Loïc. Alors qu'elle rentre de vacances dans le pavillon familial en région parisienne, elle apprend par ses parents que Loïc est parti. Comme ça, d'un coup. A cause d'une dispute avec son père. Lui, son frère, son double, voilà qu'il ne l'appelle même pas, elle, sa soeur, sa frangine, à la vie à la mort. Rien. Le répondeur de Loïc finit par être saturé des messages que Lili laisse sans comprendre... Et puis peu à peu, des cartes postales. Juste pour elle. Elle, qui va finir par vouloir le retrouver... Ce qui l'attend au bout de sa quête va bouleverser sa vie.

Adapté en 2006 par Philippe Lioret du roman éponyme d'Olivier Adam, le film reprend les thèmes centraux du livre. Certes, les prénoms des personnages changent, les situations aussi, mais le fond est là. Le thème du roman, la trame globale est retranscrite par un écrivain qui a également coécrit le scénario du film. Lili est interprétée par une Mélanie Laurent (Embrassez qui vous voudrez, De battre mon coeur s'est arrêté, Paris) tout en pudeur et en émotions. Kad Mérad (Les Choristes, Essaye-moi, Bienvenue chez les Ch'tis), que l'on connaît beaucoup plus dans un registre humoristique, se glisse à merveille dans le dramatique rôle du père de famille, tout comme Julien Boisselier (J'me sens pas belle, On va s'aimer, Cortex), dans celui du soupirant discret. Un film plein d'émotions et tout en pudeur. Pas de cris, d'hystérie ou de violence. Juste la souffrance et le désespoir d'une famille traumatisée.
A noter, la musique du film de Nicola Piovani pour les morceaux instrumentaux, et du groupe Aaron pour les deux chansons (U-Turn et Mister K) dont Simon Buret, le chanteur, apparaît d'ailleurs dans le film.

Je vais bien ne t'en fais pas a obtenu le César du meilleur second rôle (Kad Merad) et le César du meilleur espoir féminin (Mélanie Laurent) en 2007.