Sexe et dépendances - Stephen McCauley
William est agent immobilier à Boston. Il habite une jolie maison sur les hauteurs de la ville et loue le rez-de-chaussée à une artiste qui ne lui paye que très irrégulièrement son loyer. Manique du ménage, son appartement ressemble à un appartement témoin dans lequel il ne fait que passer entre la fin de son travail et son prochain rendez-vous avec un inconnu rencontré sur internet pour quelques minutes de plaisir dans des lieux plus ou moins sordides. Et puis un jour, lassé de ces rencontres sans lendemain, le voilà qui décide de faire voeu de chasteté, sous le regard ébahi et perplexe de son meilleur ami, Edward, avec qui il entretient une relation ambiguë. Au même moment, arrivent à l'agence un couple, Charlotte et Samuel, qui recherchent un appartement dans le centre de Boston alors que leur fils vient de quitter le nid familial. Peu à peu, le célibataire va se rapprocher du couple et les masques vont tomber...
Sexe et dépendances de Stephan McCauley faisait partie de ma liste de lecture depuis quelques temps. J'avais dû lire une critique positive dans une quelconque revue qui m'avait donné envie d'ouvrir cet opus de l'auteur de L'objet de mon affection. L'idée de confronter un célibataire gay en mal d'affection avec un couple à l'apparence classique et soudée me semblait intéressante. La galerie de personnage que l'on croise est plutôt sympathique, bien que parfois farfelue et décevante. McCauley voulait faire, si j'en crois les articles lus dans divers endroits, une critique de la société américaine avec humour. Il aura juste réussi à me faire passer le temps dans le train, sans pour autant m'inciter à tourner les pages avec entrain. Une petite déception comparée à ce que j'en avais entendu dire, mais que je retrouve chez quelques autres lecteurs qui, eux, ont carrément abandonné en cours de route !
A lire aussi : Les critiques d'In cold blog qui a adoré, et celles, plus acerbes, de Lilly et de Jules.
Texte © Miss Alfie 2008.
Edition lue : Sexe et dépendances, Stephan McCauley, traduit de l'américain par Françoise Jaouën, Éditions 10/18, collection Domaine étranger, 2007, 343 pages.












