Evangile_selon_pilatePremière partie. Un homme est en prière au mont des Oliviers. Il sait qu'il va mourir et profite de ce temps de méditation pour retracer l'histoire de sa vie un peu particulière, ou comment un simple fils de charpentier destiné à reprendre l'affaire de son père va tout quitter par amour pour les autres.
Seconde partie. Le préfet de Jérusalem se trouve confronté à une intrigue des plus étrange. Le corps d'un condamné à mort, crucifié quelques jours plus tôt, a disparu de son tombeau sans que les gardes postés devant ne se rendent compte de quoi que ce soit. Au fil de sa correspondance, il va avancer dans son enquête et approcher le mystère de la foi.

Eric-Emmanuel Schmitt propose dans ce roman une vision différente des évangiles. Ces derniers, les quatre reconnus par l'Eglise catholique, ont été écrit, pour le plus ancien, une quarantaine d'années après la mort du Christ. Se basant sur les textes "officiels", mais aussi sur sa propre vision de la religion, il nous offre une vision plus terre à terre, mais en même temps très spirituelle, du mystère de la résurrection.
Que l'on croit ou non, ce roman peut aider à faire la part des choses entre la réalité de l'existence physique d'un homme, qui serait devenu un prêcheur, et mort sur la croix, et les miracles qui ont pu être accomplis par ce même homme, voir déformés peut-être par une transmission orale jusqu'aux premiers évangiles.

J'avais déjà eu la chance de lire Oscar et la dame Rose, d'Eric-Emmanuel Schmitt, qui m'avait laissé apaisée. Après ce second ouvrage, je confirme mon sentiment sur cet auteur de talent qui nous amène à réfléchir de manière pédagogique, parfois drôle, souvent réaliste, sur la vie, la foi, que l'on soit ou non croyant...

A lire aussi : Les avis d'Anne-Sophie et de Karine.

Texte © Miss Alfie 2008.
Edition lue : L'évangile selon Pilate, Eric-Emmanuel Schmitt, Éditions Livre de Poche, collection Littérature & Documents, 2006, 241 pages.