Dans_le_cafe_de_la_jeunesse_perdueC'est l'histoire d'une femme. D'une jeune femme. Vue par un jeune étudiant, vue par un détective, vue par son amant, vue par elle-même. Quarté dans le désordre. C'est l'histoire de Louki, jeune femme énigmatique que tous ont croisé au Condé, un café de la Rive Gauche à Paris, et qui un jour, a disparu. Louki, un surnom pour une femme que tous connaissent, sans la connaitre. Louki, une personnalité insaisissable, fuyante, courant après quelque chose... Mais quoi ? Cherchant un sens à sa vie, peut-être...

Depuis longtemps, je voulais lire du Modiano. Alors la sortie du dernier roman de l'écrivain de Dora Bruder
tombait à pic. Je l'ai ouvert sans connaître l'univers de Modiano, ne sachant pas vraiment à quoi m'attendre, mais avec l'envie de lire ce roman dont j'avais lu de bonnes comme de mauvaises critiques.
De sa lecture, je retiens un sentiment de nostalgie qui me semble, après lecture d'articles divers sur Patrick Modiano, récurrent dans son oeuvre. C'ets la nostalgie d'un Paris bohême où les jeunes adultes vivaient dans des chambres d'hôtel dans des "zones neutres", recherchaient un sens à leur vie, fumaient et buvaient dans des cafés de la Rive Gauche, se croisaient, s'observaient, sans vraiment se connaître.
Une fois refermé ce roman, je ne savais pas vraiment si je l'avais aimé ou non. Je l'ai lu rapidement, parce qu'il se lit facilement, parce que j'avais envie de connaître le destin de Louki, parce que j'ai aimé ces quatre visions croisées. Mais en même temps, Modiano ne m'a pas transporté, je n'ai pas ressenti ce  besoin irrésistible de transporter son oeuvre dans mon sac à main, de filer à la librairie faire l'acquisition d'un autre de ses ouvrages... Peut-être parce que pour moi aussi, Modiano est à classer dans la catégorie de la jeunesse perdue...

Premier paragraphe

"Des deux entrées du café, elle empruntait toujours la plus étroite, celle qu'on appelait la porte de 'lombre. Elle choisissait la même table au fond de la petite salle. Les premiers temps, elle ne parlait à personne, puis elle a fait connaissance avec les habitués du Condé dont la plupart avaient notre âge, je dirais entre dix-neuf et vingt-cinq ans. Elle s'asseyait parfois à leurs tables, mais, le plus souvnet, elle était fidèle à sa place, tout au fond."

A lire aussi : Les avis divergeants de Bernard, du Blog des livres, et de Pascale Arguedas, l'ivre de lecture.

Texte © Miss Alfie 2008, sauf extrait de texte.
Edition lue : Dans le café de la jeunesse perdue, Patrick Modiano, Éditions Gallimard, collection Blanche, 2007, 160 pages.